dimanche 25 janvier 2009

Aperçu de la tempête à Bordeaux

Ayant déjà vécu la tempête de décembre 1999, il est facile de comparer ses deux tempêtes !
En 1999, le passage surprise de la tempête avait été plutôt rapide, en soirée, et ce n'est que le lendemain que tout le monde s'est aperçu de l'étendue des dégats....

En janvier 2009, tout le monde est alerté. Dès 2H du matin, le vent se lève. Vers 4H, il est impossible de dormir ! Les coups de bélier des rafales secouent les 3 volets roulants de l'appartement et font trembler les portes d'entrée.

Parmi les hurlements du vent, de drôles de bruit s'engouffrent dans la tempête...ce n'est qu'une fois dehors que l'on voit le morceau de plâtre arraché, le morceau de cheminée tombé, l'arbré couché dans l'école au pied de l'immeuble...

La tempête de 2009 sera bien plus longue. Vers midi, s'est enfin l'acalmie.





Le vent arrache la façade de l'institut Bergonié, spécialisé dans le traitement du cancer, morceau par morceau....

Le calme après la tempête....plus qu'une image, une réalité. Vers 16 H un rayon de soleil traverse Bordeaux.




mercredi 21 janvier 2009

C2C G2G : la poisse puissance 10 !


Quelques jours avant le C2C G2G, l'excitation est à son comble ! avec ce lever de soleil superbe sur les Pyrénées (photo prise dans les Landes).

Les agriculteurs locaux ont déjà moissonné leur mais (culture culte de la région paloise), ce qui permet de dégager certaines vues...(ici l'Ossau vu du nord de PAU).
Vendredi soir, à la veille du C2C G2G, je me renseigne sur l'état de la route menant à l'auberge de la Munia (lieu du rassemblement). L'aubergiste me signale que cette dernière est enneigée mais que ça passe avec des chaines...


Préférant éviter de mettre les chaines en pleine nuit, je décide de dormir à Gavarnie, à la Grange de Holes, célèbre refuge CAF du coin.

Après une bonne nuit de sommeil, qui me permet de récupérer quelques peu de ma grippe, je prends en vitesse mon petit déj' à la salle commune où Rémi Thivel accompagne une formation CAF de Ski rando. Je suis tout surpris de voir pour la première fois le fameux guide pyrénéen : la journée ne pouvait pas mieux commencer !


En sortant, le couloir Swan (cf une mémorable sortie précédente avec Pastriste...) est immanquable et j'en profite pour faire un détour par Gavarnie pour voir l'état du Cirque...









Puis il est temps de rejoindre enfin l'auberge de la Munia et de retrouver les autres participants du C2C G2G. Je file dans ma Mégane. Effectivement, la route pour l'auberge est bien enneigée. Je tente ma chance sans les chaines, ça passe bien. Plus loin, la pente se redresse et la voiture patine...sanction : faut mettre les chaines.
Une fois mises, c'est reparti comme en 14. Les kilomètres s'enchainent...puis c'est le drâme !
Dans un virage relevé en épingle, la quantité de neige m'empêche d'avancer. Je me résoud à faire demi tour et à me garer à côté, en engageant la marche arrière. Mais les roues refusent aussi de reculer. Je suis complèteent bloqué. Je sors vérifier les pneus et je constate amérement que mes chaines sont toutes cabossées. Plus grave, au niveau de la roue droite, un drôle de liquide suinte sur la jante...
Bien sûr, isolé, en pleine vallée mon GSM ne capte pas...je suis donc obligé de rejoindre l'auberge à pied. J'arrive enfin à l'auberge où je croise Aurore et Ousenpluche puis l'aubergiste qui se propose , heureusement, de me tirer de ce mauvais pas.
Avec son tracteur, il me fait faire demi-tour. Comme apparemment, le liquide qui coule est le liquide de frein, il me conseille de redescendre prudemment en première....avec le frein à main.
C'est une toute nouvelle expérience de conduite : descendre sans frein et sans chaine une route de montagne enneigée surplombant un ravin ! ça ressemble un peu à de la luge en fait !
Après moult péripéties, une fois atteint le bitume (Dieu soit loué) je peux appeler l'assistance et un garagiste vient me récupérer ! par contre, je dois être rapatrié sur Bordeaux...Le C2C G2G est déjà terminé alors qu'il n'a pas encore commencé....la poisse !!











lundi 19 janvier 2009

La cascade de Pessy

Lever de soleil tamisé après une nuit de mauvais temps en Savoie

Ce matin avec Seb nous partons tôt, sous une fine pluie, en direction des Bauges et du plateau de la Feclaz, espérant profiter de la petite fenêtre qui arrive, juste avant le redoux. Direction le marais de Saint François de Salles, zone naturelle perchée à 1300m, sur la partie ouest du plateau, plus sauvage, et si paisible. Au milieu de ce marais, dans une petite cuve se trouve une petite cascade de glace dont l'accès est très facile, se trouvant à quelques 50m d'un sentier raquette balisé.

Ce matin, le fond d'air est un peu doux mais surtout il y a un fort vent qui traverse le plateau et qui fait s'entrechoquer les aiguilles des sapins que l'on trouve à perte de vue dans ce Petit Canada.

Nous suivons tranquillement le sentier raquette, pour trouver le thalweg où se loge le ruisseau qui va former notre cascade. La neige est y humide et bien lourde. Arrivé à une petite terrasse, voici que l'on domine la cuvette où se loge l'édifice gelé. Un sapin tend son tronc pour nous permettre de faire un rappel.

Votre Serviteur en action :


Et voici d'en bas notre fameuse cascade, partie supérieure :


Et la ligne centrale, en entier, idéale pour se remettre dans le bain :


Seb entame à son tour le rappel...


...terminant sa descente par quelques sauts ludiques...


Nous allons alors pouvoir profiter de cette ligne en moulinette, ce qui présente un gros avantage du fait qu'il n'est pas évident sans entrainement d'engager en tête dans une activité aussi technique et que la cascade de glace.

A l'attaque :


La glace s'avère assez tendre, sans être péteuse, c'est presque idéal. Néanmoins le léger ruissellement sur la partie gauche de l'édifice nous fait très largement préférer cette ligne centrale plus aisée. Il faut reprendre ses appuis, monter au plus possible les pieds et retravailler l'ancrage. Les "lames" goulottes de mes piolets grivel me font un peu regretter de ne pas pouvoir dans l'immédiat m'acheter des lames cascades, qui sont plus fines et mieux adaptées au type de glace que l'on rencontre dans ces conditions...

Votre serviteur attaquant la partie finale, redressée à 75-80° (court):


Seb me suivra juste après mais l'assurant d'en haut, je n'ai pas pu le prendre en train de monter. Néanmoins, il en a bien profité!

Nous ne pouvons pas tarder à la vue du mauvais temps qui va revenir très bientôt. Néanmoins nous avons su profiter entièrement de la fenêtre météo.

Avant l'arrivée des hostilités, le plateau est d'un calme un peu austère :


Le site, vallonné, est assez bucolique, et doit être très verdoyant en été. Le sentier raquette, agrémenté de piquet, est un bon moyen de le découvrir :


Au fond les environs du Revard, avec au premier plan le marais, sous le manteau neigeux :


Paisible colline blanche épurée, avec une ligne de sapin, devant une petite cabanne aux tôles fragiles....


...De retour sur le domaine de ski de fond, des locaux nous demandent les conditions de la cascade et nous donnent des conseils sur l'accès. Sur ce domaine, l'ambiance est bon enfant et très convivial, j'aimerai bien y revenir un jour!

merci à Seb pour cette idée!

texte Nico Strider
photo encadré noir Nico Strider
photo encadré rouge Seb73

vendredi 16 janvier 2009

Mangeons... du kilomètre ! Skating dans le Vercors.

"Qu'est-ce que le passé, sinon du présent qui est en retard ?" Ce petit préambule formulé par Pierre Dac me servira à m'excuser de la difficulté à accorder mes envies d'écrire au temps qui passe. J'ai d'ailleurs décidé d'abandonner ma montre et mon calendrier soit dit en passant, puisqu'elle et il ne me servaient qu'à constater mes retards... Sachez-le !

Fin décembre (je crois), nous nous sommes retrouvés avec Visse, Baghi et Choupi' (on garde toujours la meilleure pour la fin, vous l'aurez noté !) pour manger. En l'occurrence une tartibleue, comprendre une tartiflette dans laquelle le bleu du Vercors remplace le reblochon : c'était une idée de Baghi, pas de moi (après je vais encore passer pour un estomac sur pattes, que je suis d'ailleurs indéniablement...). Mais pour cela, il fallait aussi manger du kilomètre sur les pistes de ski de fond du Vercors. Les trois mâles sont en skating et la Choupinette en alternatif (la courageuse !!!). C'est parti pour une douzaine de kilomètres jusqu'au lieu du crime...

Non non, pas ici !!! Ce n'est qu'une petite pause photos et contemplation. Nous repartons skier et vous le savez, Visse est souvent par terre...! Par maladresse, par volonté, cela dépend...

A moins que ce soit à cause d'une malédiction de ce lutin de la forêt qui montre indéniablement le sol. Visse serait-il victime d'une force de Newton mystique l'attirant irrémédiablement vers le sol...?


Monsieur admire cette voiture, peut-être elle-même victime de cette même malédiction, qui sait...? Sinon, si le talus n'avais pas été raide et le risque de blessure sérieux, l'envie de le pousser aurait prévalu, tellement il était au bord...!

Après quelques péripéties, beaucoup de rigolade et déjà deux heures de ski, nous arrivons à l'auberge du Roybon dans laquelle nous mangerons cette fameuse tartibleue ! Merci encore mille fois à Baghi pour sa générosité et sa super bonne idée !


Nous repartons le ventre plein, dans la bonne humeur et toujours sous le soleil, avec la banane quoi ! Cette journée aurait d'ailleurs pu être symboliquement placée sous la bannière martiniquaise...!!!

Visse a remis du carburant dans le moteur, vous admirerez en agrandissant la photo le rictus qui montre toute l'abnégation pour transformer toute la puissance musculaire du mâle en vitesse... Quelle motivation !!!


Mais attention, nous sommes sur des routes, et gare aux dépassement de vitesse monsieur Visse si vous tenez à votre permis...!!!


Le Vercors est beau, c'est indéniablement un paradis du ski de fond !

C'était en tout cas une formidable journée en excellente compagnie, merci à mes trois camarades ! Après une bonne trentaine de kilomètres de ski, nous rentrons fatigués mais bien sûr heureux. Sans rire, que la montagne est belle...!

lundi 12 janvier 2009

Rdv C2Ciste au Grand Rocher

La Chartreuse, depuis la première clairière

Pour ce dernier jour d'un week end mémorable, nous allons accompagner Manoue au Grand Rocher, sommet pré-belledonnien au panorama incomparable. C'est une randonnée plutôt courte parfaite pour l'initiation.

Ce matin, l'air est plus doux que les jours précédents mais le soleil non moins radieux. Les conditions sont presqu'idéales et ça ne trompe pas vue la fréquentation impressionnante sur le site!

Néanmoins il y a de l'espace, et nous n'éprouvons pas de stress! Le rythme progressif que nous avons installés semble convenir à Manoue qui reprend l'activité.


En hiver, les lumières rasantes sont tellement plus douces qu'au printemps, c'est la première fois que je fais le Grand Rocher dans ces conditions :


En face on distingue déjà la grande croupe qui fait la crête sommitale, au niveau du Crêt Luisard (1803m) :

Dans la vallée le brume est dense, retient les pollutions... Mais au délà c'est l'air des Grandes Cîmes pures de Belledonne, ici, les Grandes Lanches, et le Morétan :


Restent les pentes finales, criblées de traces en tout genre (raquette, skis de randos, snow, ski de fond etc..)


Les derniers mètres à contre jour pour Nico...


...et nous voilà au sommet, près de la stèle, cette grande crête débonnaire, avec au fond le Vercors (gauche) et les Bauges (droite)...


On peut dire bravo à Manoue pour cette rando avec ses problèmes de souffles, pouvoir profiter de ce cadre si grandiose !


Devant nous, sous la lumière d'hiver, les pyramides belledonniennes, puissantes, élancées, comme un appel solennel à la majesté. Les sommets de l'Oule , à gauche, et le superbe Rocher d'Arguille, à droite, dominant Combe Madame


Il a un beau nom malgré sa silhouette un brin trappue, c'est le pic de la Belle Etoile :


Nous prenons un déjeuner délicieux et copieux, finissant la raclette de la veille, un vrai bonheur, car il n'y a pas de vent, et il fait si doux au soleil...


...si doux qu'il est un peu dur de partir !

Mais la descente sera tout autant agréable dans une neige relativement aisée à skier, presque trop courte !!

Une si agréable journée, je remercie Manoue, Laurent et Nico!


Un brin plus haut que le Quermoz!

La Chaîne de la Lauzière au matin depuis les landes de Grand Naves

Nico, Visse et moi partons vers le très classique Quermoz, dans ce Beaufortain "versants du soleil". Le site rassemble à un large cirque aux formes arrondies et plutôt douces, pour ainsi dire un immense alpage, avec la trace d'anciennes terrasses, usages révolus des sols d'une société agropastorale qui a évolué et plus ou moins déserté le site. En hiver, c'est un stade de ski de fond pour les endurcis, car, comparativement, le domaine semble assez raide.

C'est l'occasion pour notre lyonnais des cîmes d'essayer son nouveau matos logiquement assez performant à la descente, souhaitons-lui de la bonne neige!

Ben pour l'instant, ça monte agréablement dans les landes...


...et en face ces montagnes schisteuses ont finalement quand même pas si mauvaises tronches que cela, enfin...


Ha oui là se complique :


Nous avons eu le chic de nous fourvoyer dans les vernes et bien entendu nous avons choisis, du moins au début, les pires traces. Dont une assez expo : Nico passe, essaie de conversion équilibriste pour Sylvain, tandis que moi, dépité, j'abrège le passage, skis aux mains. Nous croisons de temps en temps des pistes, puis nous déboulons à nouveau sur de grandes landes plus hospitalières.

Dans ce laps de temps, il semblerait que nous ayons commis un autre fourvoyage mais je vous en laisse la surprise..

En face de larges pentes avec un joli col en perspective...


...que, par je ne sais quelle vue de l'esprit, j'interprète comme étant sembable à une photo que j'ai vu de l'itinéraire du Quermoz. Notez que pour l'instant la petite rando S1-S2 max, ben c'est curieux quand même...

Mais que c'est sec et glacé ces pentes, ça sent le creux de l'hiver, froid, sec, venté. Après avoir mis les couteaux (le souvenir de la veille sur le glacier du Celliers m'a mis en garde), nous abordons la pente à gauche du col, qui va s'avérer bien soutenue !!


Nous laissons sur le col une plaque à vent finalement assez esthétique à contre jour :


Perso j'abrège la pente par une traversée très délicate vers la crête : dans ces dévers j'ai la curieuse impression que tout repose sur mes modestes couteaux qui mordent de plus en plus difficilement la pente, chaire de poule...non ça va la crête arrive enfin, ouf !!...Aussi la vue sur la Vanoise y est saisissante :


Tiens donc...Semble y avoir un sommet caractéristique en face!! Après visionnage de ma petite carte (faut bien qu'elle serve à quelque chose, celle-là) il semblerait que cette petite pyramide s'appelle...le Quermoz...


...et qu'en définitive nous sommes sur une crête sans nom, culminant à 2334m au-dessus des alpages du Boulissoire, quelque 50m plus haut que le Quermoz!!


...remarquez qu'il s'agit tout de même d'une très jolie crête et que nous avons buté par du plus haut!!


Les crêtes ont été aussi soufflées mais heureusement pas dégarnies, joliment sculptées!


Et du sommet, toujours notre Lauzière déchiquetée, notre Belledonne aussi, et juste au-dessus de la Tarentaise, un "joli" filet de nuées jaune-blanchâtres caractéristiques qui curieusement est toujours au-dessus du secteur de la Léchère, tiens donc...


Grands espaces, larges pentes ! Nous sommes dans le Beaufortain. Roignais, roi du massif, au fond..


Et notre LyonRider qui débarque au sommet, écrasant de sa puissance le petit Quermoz convoité au fond du paysage..


Nico converse un peu plus bas avec un ancien ami de classe, rencontré par pur hasard. Sylvain a vu en réduction, avec son sac à victuaille, comment un ski mal retenu pourrait dévaler tout seul une pente en neige dure. Pauvre sac!!

En face la crête se prolonge jusqu'à la Croix de Bagnaz, plutôt loin.


La descente ne nous a pas réservé de la belle neige, mais ça allait de mieux en mieux de haut en bas (ce qui est en général l'inverse au printemps) . De la dure au début, de la trafollée cartonnée-croutée vers le milieu. Néanmoins notre trio de débrouillards équipés de bons skis a quand même réussi à bien tirer son épingle du jeux. Une petite pause, avant d'attaquer le bas:


Le bas a été même au delà des espérances, certes facilité de temps en temps par les pistes de ski de fond, m'enfin ça passait même bien en dehors des zones de damages des skis!

Retour bucolique aux chalets des Grands Naves, bien heureux malgré ce but "plus haut que l'objectif". A la mesure de nos ambitions altitudinales !

Notez mes chers chamoisards qu'il s'agit en vérité de la première rando à ski où le trio de choc est réuni!! Manque quand même une présence féminine pour que le tableau soit parfait. Z'inquiétez pas ça viendra!

Quand à moi deuxième jour de ce WE de rêve (hier Grd Pic), s'il en allait s'arrêter là...Mais non! L'après-midi nous rencontrons Manoue et Laurent dans un café à Chambé. Et que de bons moments le soir autour de la raclette! Quid de l'objectif de demain. Au prochain article!!


texte et photos © Nico Strider