lundi 12 janvier 2009

Retour au Grand Pic de la Lauzière

Fort contraste de clair/obscur en ce lever de soleil sur la Combe du Plan, alors que Fred et moi venons de quitter Celliers quelques vingt minutes plus tôt. Direction le Grand Pic de la Lauzière par le col des Aiguillons, ce qui est peut être la plus belle manière de faire le Grand Pic sur ce versant, parce qu'on traverse entièrement sous les crêtes granitiques, saisissant bien l'ambiance de ce massif, en son secteur le plus impressionnant.

Le torrent est engoncé dans une quantité de neige louable mais guère surprenante dans ce massif habituellement très enneigé:


Nos ombres sur la lumière rasante :


En face, les raides contrepentes d'arcosses, généralement peu stables, ne concernent que les contreforts du massif:


Nous laissons à notre droite le Pic du Rognolet....


....allant par de belles pentes ondulées...


...découvrir la splendide Aiguille de Balme, fier joyau de granit...


...et qui domine à sa gauche, le Col des Aiguillons, à contre jour...


Le col nous réserve quelques dévers un tout petit peu expo mais débouchant sur la crête, on peut voir en face la combe de la Valette et le cirque du Grand Pic, au centre duquel se trouve le glacier du Celliers :


Dominant la Combe du Plan et la Roche Noire, le Mont Blanc :


Le col impose de préférence une courte redescente qui peut se faire avec les peaux. La remontée est un peu soutenue, mais surtout fatiguante dans la poudre à tracer. Arrivés sur les pentes plus modérées de creux de cirque, voici le col dans toute son élégance :


Et le parcours qui nous attend ne l'est pas moins, agrémenté de quelques clochetons granitiques...


...mais surtout sous la puissante paroi granitique de l'Aiguille de la Balme sous un autre versant, comme une petite soeur de la Bessanèse (pas la même roche mais l'aspect)...


Jeux d'ombres sur ce parcours bosselé très amusant :


Nous débouchons sur une selle face au Grand Pic et le Glacier de Celliers :


Le cirque est dominé par quelques éperons granitiques très fissurés :


Le glacier est plein Nord, et ne voyant pas le soleil en hiver, il y fait un froid de canard, un véritable congélateur grandeur nature...


Derrière l'Aiguille de la Balme prend sa véritable dimension avec ses clochetons et son dôme :


Le Mont Blanc domine les arêtes hérissées des contreforts du Grand Pic :


Vers la fin du glacier je me fait surprendre par l'irrégularité de la neige soufflée qui devient toute glacée, au beau milieu de la pente un peu raide, je n'avais pas anticipé en mettant les couteaux, le cas d'école!! L'accès au sommet est alpin et escarpé, il est rarement fait en hiver (on s'arrête en haut du glacier 70-50m sous le sommet) car il est très souvent venté et qui est plus est complètement givré/verglacé en ce jour...Nous trouvons une bonne congère de neige, bien plane, pour déchausser.

Votre serviteur le visage très crispé par le froid du congélateur:


Dure de rester là même à l'abri du vent tant la déperdition calorifique est très forte...Nous profitons quand même un maximim de ce paysage grandiose, très contrasté en terme de lumière :


Nous allons manger plus bas, au soleil. La descente peu agréable en haut, du fait de la neige cartonnée par le vent, devient très jolie plus bas, dans une poudreuse de cinéma aux lumières rasantes :



Allez pour finir sur cette splendide rando (qui sera probablement l'une des plus belles de la saison), un jeu de lumières rasantes sur la combe de la Valette:


texte et photos © Nico Strider

dimanche 4 janvier 2009

La Selle du Puy Gris



Il fait un bon froid de canard à Valmaure, où les odeurs de foins séchés se mèlent au feu de bois. Thom, Nico et moi, partons pour traverser la Selle du Puy Gris, dans un cadre pastoral d'hiver des plus calmes...

La combe du Tepey est assez large, ouverte, et laisse une impression très agréable. Néanmoins le froid assez piquant et la densité des ombres nous rappellent que nous sommes dans un fond de vallon et qu'il reste encore bien du chemin pour aller trouver la lumière.

Au fond nous voyons le cadre cristallin grandiose du Tepey, taillé dans les gneiss amphibolitiques qui est typiquement belledonnien et qui constitue bon nombre des plus hauts sommets du massif:


A notre gauche, voici le congélateur de la face Nord micaschisteuse de Cime du Sambuis :


Nous arrivons à la "confluence" des vallons, au pied de l'amphithéâtre. Alors que nous approchons (enfin!) de la lumière, le Puy Gris, un des 2900 de Belledonne, apparaît :


A proximité du Puy Gris, voici la très puissante face S du Roc de Pellégrin (2763m), toujours taillée dans les gneiss, un des sommets les plus compacts de Belledonne :


Dominant le creux du crique, l'élégante crête de Roche Boucherin :


Nous accédons à la lumière dans l'élégantes pentes parsémées de blocs, nous introduisant dans le cadre très minéral du secteur :


La montée se fait par louvoiement entre des zones de barres, passant par des ressauts successifs d'inclinaison modérée mais suffisante pour taper dans le foncier :


Thomas, devant un monument naturel, roc de gneiss qui vient guider le chemin avec une certaine autorité :


Celui devient encore plus compact derrière, montrant un beau gneiss verdâtrà peine réchauffé par le soleil :


Nous arrivons à une selle où la longueur de l'itinéraire se fait un peu sentir. A notre gauche, les crêtes du Lac Noir, harmonieuse, et à notre droite les contreforts déchiquetés du Puy Gris



Et en face, bien sur, notre objectif de la journée, la Selle du Puy Gris, que garde un petit ressaut à bien 35° sur le haut, seule vraie difficulté de la rando:


A l'attaque!!


Et voilà, à nos pieds, bien mérité tout de même, l'occasion d'essayer mes couteaux :


Cette selle ventée, perchée à 2700m est un site assez haute montagne, et une écranchure assez fine. A gauche, l'arête déchiquetée (mais peu difficile, voire facile en été) du Puy Gris et à droite, une puissante barrière de gneiss, très redressée :




Pause déjeuner sur la plateforme sommitale, en essayant de se protéger un peu du léger mais glacial vent :


De l'autre côté nous voyons la grande pente SW du Charmet de l'Aiguille, hérissée de gneiss fiers :


La descente sur la Combe des Roches commencent par le glacier du Puy Gris, recouvert d'une poudre un peu cartonnée par le vent, sauf dans les creux, à quantité raisonnable. Suite à de la glace dans mes inserts, mes skis déchaussent au premier virage, heureusement pas partis bien loin (j'avais pas mis de sangles, erreur corrigée depuis...), mais ça me prive de la première pente...Aussi, il y fait très froid, mais la lumineuse Vanoise au fond nous donne un cadre plus bienveillant :


L'occasion pour nos skieurs d'en profiter, vue la largeur des pentes, bien qu'engoncées de parois sèches assez austères :



Nous descendons sous la face Nord-Est de la Pointe de Comberousse où se dessinent quelques bras d'ombres grandissantes, puis nous allons le fond de la combe, dominé par la large face Sud de la pointe de l'Aup du Pont :



Et voilà le fond de la Combe des Roches !


Celle-ci est beaucoup étroite que celle du Tepey ou plutôt beaucoup plus truffée d'arcosses, imposant un border-cross assez réputé :


Cela n'a pas manqué d'ailleurs, le chemin étant en neige béton presque glacée, et surtout assez étroit, et me mettant un peu au taquet, déjà emmerdé par troix déchaussages intempestifs toujours en lien avec de la glace au fond des inserts.

Néanmoins c'est assez court et pas inutile pour améliorer sa glisse. Nous retrouvons vite, après avoir déchaussé les skis, le soleil brillant sur les neiges des toîts du hameau des Roches. Cadre bienveillant pour clore notre traversée!

merci à Thom et Nico pour cette belle rando

texte et photos © Nico Strider

samedi 3 janvier 2009

Meilleurs voeux pour 2009 !


Nous souhaitons une très bonne année 2009 à toute l'équipe des Chamoisards et à tous les valeureux lecteurs de ce blog !
A bientôt en 2009 pour de nouvelles aventures....