lundi 21 juin 2010
Film introductif aux Assises de l'Alpinisme et des Pratiques de la Montagne
samedi 19 juin 2010
Traversée des arêtes au Roc des Boeufs


Dès qu'on est sur l'arête, on voit le 1er ressaut à escalader, une centaine de mètres de haut en 3 sur du très bon caillou facilement protégeable avec des sangles (il y a un seul spit au milieu).

On remet les baskets et ça continue toujours dans la même veine, rando et escalade facile par les lignes de faiblesse.
On trouve un peu après la deuxième et dernière longueur protégée sur spits, un 4+ encore bien beau. En haut du ressaut, les difficultés sont terminées, c'est de la rando ensuite jusqu'au bout.
Au sommet, on trouve un sentier pour descendre, c'est très agréable. Et on a tout le loisir de contempler l'arête que l'on vient de parcourir, et de constater que oui, c'est long...!
A l'alpage, on trouve une ferme et on fait le plein de tomes des Bauges, 8€ le kilo, rien à redire, on en prend 4 (nous étions trois...) et on se charge ! Si la descente est ensuite pénible car sur route, on s'arrête tout de même remercier Marguerite, car grâce à elle on va se taper la cloche quelques jours... car il ne faut pas bien longtemps pour descendre une tome des Bauges d'1,5 kg tellement c'est bon !!!vendredi 11 juin 2010
Portfolio : le Col de la Forclaz
Les superbes hameaux des Echines avec au fond une cloche nuageuse foehnesque couvrant le Saint Bernard.Voici un portfolio d'une marche bucolique au Col de la Forclaz, le long de la route pastorale et du sentier finale. Une bien belle journée, marquée par un fort vent (déjà bien présent les jours précédents).
Grandville, un petit hameau de la commune de Bourg Saint Maurice, massif du Mont Pourri au fond
Au col, difficile d'aller plus loin avec la neige. La pente caractéristique de l'Aiguille de Combe Neuve fait vraiment envie.mardi 1 juin 2010
Troumouse : couloir de la Clé du Curé !
Photos : Hydra
Participants : Olive65 & Hydra
Secteur : cirque de Troumouse, Hautes Pyrénées
Sur le chemin allant au cirque de Troumouse, accompagné d’Oliver, je suis partagé par un mélange d’excitation et d’appréhension. Si l’excitation est habituelle dès que je pars en course, mon sentiment d’appréhension est lié au mélange de plusieurs craintes. Il y a tout d’abord, toutes les questions que l’on se pose dès qu’on part avec un nouveau compagnon de cordée, il y a ensuite, les craintes au niveau des conditions ; comment va porter toute la neige récente, tombée durant la semaine de l’Ascension ? Et enfin, il y a la crainte du cirque de Troumouse lui-même où je suis quelque peu maudit, entre le plantage de ma voiture lors du G2G 2009 et la multiplication des buts à la cascade du pin.

Bref, tout cela faisait beaucoup. Mais une fois dans la vallée d’Héas, menant au cirque, quelques doutes se dissipent avec l’excellent état de la route. Cela me fait d’ailleurs « très drôle » de circuler sur une route que je ne connais habituellement qu’enneigée et verglacée. Nous dépassons l’auberge d’Héas, puis attaquons la série de virage allant à l’auberge du Maillet.
De là, nous apercevons parfaitement la cascade du pin et sa congénère, celle du gros débit.
Même en voiture, cela fait une belle tirée, et j’apprécie avec plus de justesse, la difficulté de cette marche d’approche dans des conditions hivernales…Une fois passée l’auberge, il y a un petit pont. Problème, un petit panneau « route barrée » posé sur le macadam, nous invite à ne pas aller plus loin.
En levant les yeux, la route nous paraît pourtant largement dégagée plus haut.
-"vas-y, ils vont quand même pas nous mettre de prune ici ! " me conseille Olivier, qui derechef, sort de la voiture et décale sur la droite l’impétrant panneau.
En franchissant le pont, j’ai un mauvais pressentiment, vite effacé par tous les mètres de marche superflus économisés par notre audace.

C’est une toute petite cabane, pour 3 à 4 personnes maximum. Mais avec son petit matelas, son excellente isolation et sa peinture refaite, elle est très confortable pour notre cordée.


Nous parvenons au niveau d’une coulée providentielle, qui sera pour nous un véritable ascenseur avec ses gros blocs gelés. Puis, après un nouveau brassage en règle, nous atteignons la rive droite du couloir sous un immense devers, où nous faisons notre premier relais, au même moment que le lever du jour. Les choses sérieuses vont enfin commencer. Ayant fait la trace jusque là, Olivier a besoin de souffler. Je m’élance en tête. Au départ, il y a une petite pellicule de glace à la surface du manteau neigeux, grâce à laquelle je progresse facilement, mais plus loin, le neige est complètement pulvérulente, rien n’est transformé. Je m’enfonce parfois jusqu’à la taille. Je creuse péniblement une tranchée, mais j’arrive vite à un point où même les piolets n’ancrent plus rien. J’essai en haut, échec, j’essaie à droite, nouvel échec.


La neige y est meilleure, Olivier, parvient même à poser une broche. Cette longueur est la plus courte, mais aussi la plus raide. Parvenu au niveau d’Olivier, j’enchaîne les dernières longueurs. A ce niveau, la pente est continue et la neige plus transformée. C’est une partie de plaisir.

Dans la descente de la face nord de la Munia, j’ai une pensée pour Visse et Quent, qui ont foulé ces lieux il y a quelques temps, mais je suis vite absorbé par les efforts à déployer, pour avancer dans de la neige croûtée à nouveau. C’est dommage, car cette descente est très jolie et doit être agréable en bonnes conditions




Attendre le retour des employés municipaux de Gèdre ? Il est 13H30, ils sont peut être déjà en week-end ! Aller voir à l’auberge du Maillet voir si les conducteurs des engins y sont ? Olivier a une autre idée : passer sous le V inversé, formé par la pelle. Du côté conducteur, ça paraît impossible. J’hésite beaucoup. Finalement, je me lance prudemment. Cela passe à quelques centimètres près…. Nous sommes bien contents de nous évader et de faire la nique à ces farceurs mal lunés. Comme quoi, les miracles existent !





















