dimanche 23 décembre 2007

Le Plan de la Limace


Texte et photos Flo73,

Le grand beau est annoncé pour ce week-end, la neige est présente en abondance et mes copains Josse sont impatients de commencer la saison et me somment de trouver une idée de rando car soit-disant, je suis la plus expérimentée.

Alors, une rando me tente, car je l’avais faite 3 ans avant un 24 décembre et j’avais été frappée par la beauté du paysage, ce jour là, on était seul à part des chamois croisés au sommet.

Le risque est quasi nul, surtout si on ne fait pas la pente finale et la dénivelée est pas importante. Parfait pour une rando de reprise surtout pour les copains aux Josse qui ont peu de pratique, pour Patrick qui a du vieux matos, en l’occurrence mes anciens skis pas très adaptés à ses supers chaussures dernier cri.

Donc rendez-vous est donné au Coudray, à côté de Jarsy, à 9h30.

En route, coup de fil des Josse, pour nous dire qu’ils n’ont pas entendu le réveil, ils se lèvent juste, on attendra donc une petite demi-heure au parking, au frais dans le kangoo.

Enfin, nous démarrons, j’avoue que ça me démange, deux ans déjà que je n’ai plus fait de rando à cause de mon mal de dos et voilà qu’aujourd’hui je regoûte au plaisirs de la neige. Déjà la veille, je suis montée me chauffer les muscles en skating.

Quelques petits ennuis techniques nous arrêtent, Patrick n’a pas fait trois pas qu’il déchausse.

Après un petit bidouillage de sa fixation, ça y est, nous pouvons repartir à travers champ car le chemin est un peu empierré dans le bas.

5 mn après, c’est la pause déshabillage, il fait chaud, même si le fond de l’air est frais, il n’y a pas un poil de vent.

Nous finissons par reprendre le chemin et le groupe de six, les deux Josse, leurs copains, Gillou et Fred, plus Pat et moi, nous nous étalons dans la montée. Le départ se fait tranquille, nous faisons des pauses pour attendre les derniers.

Grâce à la pipelette du groupe, le père Josse, qui au début reste derrière, nous avons un repère sonore pour savoir si ça suit ou pas

Après le chemin dans les bois magnifiquement enneigés, nous débouchons aux chalet de Chargieu. L’espace est plus dégagé, la vue est splendide.

Une petite montée un peu plus raide monte aux chalets d’Allant.

J’ai la mauvaise idée de couper par les raccourci, la fixation de Pat n’y résiste pas, il déchausse une nouvelle fois. J’avais oublié qu’il avait mes vieilles peaux moka datant de l’époque où j’avais besoin de glisse pour la compétition, et évidemment, elles accrochent nettement moins bien que mes peaux neuves en mohair. Et dans la pente un peu raide qui rejoint le chemin son pied glissant en arrière, la fixation saute une deuxième fois et malheureusement, ce ne sera pas la dernière.

Nous nous arrêtons un peu pour attendre les autres et prendre des photos.

Le paysage est sublime, le ciel d’un bleu magnifique et les sommets d’un blanc éclatant.

Il y a quand même nettement plus de monde que quand je l’avais fait trois ans avant, dommage, mais nous ne sommes pas les seuls à avoir voulu profiter de cette belle journée.

Mais, malgré tout, c’est le bonheur total.

J’avais regardé vite fait l’itinéraire, je vois le sommet où nous étions allés en 2004, il semblerait que l’alti de Pat est faux, il nous annonce encore 250 m, il me semble qu’il y a plus

Bon, c’est pas grave, une fois les autres arrivés, nous repartons.

Bien décidée à ne pas m’arrêter avant la fin, je repars, car il est déjà tard et les josse ont un impératif horaire, on est pas tout à fait dans les temps car il faut bien le dire notre rando est un peu un plan de limaces, entre notre départ tardif, nos arrêts répétés, nos discussions avant de reprendre la montée, mais c’est pas grave, nous sommes en montagne, il fait beau, la neige est bonne, le groupe super sympa, que demander de plus ? On a un peu passé l’âge de la défonce en ski.

Arrivée juste au pied de la dernière pente finale, Pat qui était derrière moi, m’arrête.

Pour lui, on a déjà fait 850 m et il n’y a que 800m.

On attend les autres, pour eux, nous sommes déjà au plan de la limace.

Je regarde la carte, en fait ils ont raison. Le sommet où nous étions allés en 2004, c’est le mont de la Coche dans le prolongement du plan de la limace et ça ne fait pas 800 m, mais 1040 m. Dans ma tête, c’est là où je voulais aller, car c’est de là-haut que nous avions vu les chamois, mais de toutes façons, cette fois, nous ne sommes pas tous seuls, nous avions moins de chances d’en voir.

Bon, tant pis, la majorité est contre moi, je leur avais dit 800 m et plan de la limace, donc on va s’arrêter là, d’ailleurs il est l’heure de manger. On est qu’au début de l’hiver, on aura l’occasion de faire d’autres randos plus longues, ils ont raison, mieux vaut commencer en douceur.

Après une bonne petite bouffe, terminée par un petit coup de gnole que les josse avaient pensé à monter, à la place de l’eau qu’ils avaient oublié, nous redescendons

Et là, la galère commence pour Patrick, il déchaussera au moins 5-6 fois dans la descente.

La neige est profonde et ça n’arrange pas ses affaires, du coup, nous rejoignons assez vite le chemin, mais ce n’est guère mieux, il est étroit et nous finissons souvent en chasse-neige, les cuisses en prennent un coup.

Enfin, nous voilà au parking, et après un petit arrêt à la célèbre et délicieuse chocolaterie de Jarsy, nous regagnons nos pénates.

mardi 4 décembre 2007

Première rando à ski de la saison en Belledonne


Heu, non, ça c'est la Chartreuse! Enfin disons la Chartreuse vue de Belledonne ! Voilà qui nous fait revenir au sujet. Bon c'est le jour J. Je me décide enfin à sortir les skis. Joce qui est en train de changer ses chaussures de ski a pris son snow. Difficile de faire un choix de rando avec un météo incertaine pour l'après midi et puis finalement pas tellement de temps à profiter. Direction le Super Collet d'Allevard, qui porte mal son nom, enfin disons qu'il porte le nom de son époque déjà bien has been, architecture et remontées comprises. Au terminus il reste encore des pistes mais la station est fermée et l'impact n'est pas non plus insupportable.

J'arrive à chausser au départ, mais c'est de la semelle de neige histoire de glisser les skis, je me doute bien qu'à cet endroit ils seront sur le dos à la descente!! Joce marche à pied tranquilement. On arrive vite au col de l'occiput, là par contre il y a une sous couche, c'est plein N et il y a même de la neige fraîche, une petite poudreuse! Après une piste, on gagne à gauche la dite crête des Plagnes.

Quelques cirrus se baladent mais ne menaceront pas plus que ça. La crête, épargée des remontées dans cette partie est assez sympa et me permet de faire une dizaine de conversion dans quelques pentes plus étroites et un peu raides, histoire de se remettre dans le bain. Joce toujours à pied n'a pas trop de souci


La vue est déjà belle, notamment sur le Belledonne savoyard, à savoir les Grands Moulins, le sommet classique belledonnien des chambériens.


Voilà la partie intermédiaire de la crête, avec au fond encore dans les nuages la cluse de Chambé.

Nous passons l'arrivée du dernier télésiège et nous voilà sur les zones sommitales vierges, excepté un sentier à thème enfoui sous la poudreuse!


La vue sur Belledonne envoie du gros spectacle. Quelle puissance que cette chaîne, la chaîne des chaînes, pourtant pas si haute mais si parfaite dans son ensemble, notamment quand on la voit de Chambé tous les jours. Là on a l'impression d'être dans le décor.
A gauche, le massif du Frêne et à droite, le massif d'Allevard, du cirque du Merlet plus précisemment.


Nous voyons aussi le Grésivaudan dominé par les deux grandes barrières que forment la Chartreuse, ici le Chamechaude (ombre, gris) et la Dent de Crolles (soleil, ocre).


Et nous voilà sur le sommet 2097m de la crête des Plagnes alors que le soleil revient! Au fond le Grand Charnier, très massif et ramifié. C'était de la petite rando mais ça fait plaisir. Nous allons avoir un peu d'imagination pour transformer tout ça en un bon plan.


Voilà le soleil qui revient de gauche à droite sur les Grands Moulins avec cette ambiance gris-bleue tamisée, tout à fait douce et superbe.



La suite de la Crête un peu soufflée.


Joce à gauche et votre serviteur à droite, devant les Grands Moulins. Oui il y a du vent, sans blague ;-)

Voilà que conformément au topo cédeuciste nous réperons les deux combes NE de part et d'autre du sommet 2097m. Ca sent les fourmis sur les planches et l'envie de poudre.

Difficile de tenir...C'est à peine accumulé, bien réparti, on y va!


Toute de suite la poudre en quantité assez moyenne est très agréable. Reviennent toute de suite ces uniques sensations de la glisse! Quel bonheur!


Au milieu de la première combe, face aux Grands Moulins.


Joce traversant un petit plateau à pied pour relancer le snow après.


La vue sur la très élégante montagne du Grand Miceau

La deuxième combe, superbe! Remettre les peaux, tracer, remonter, retrouver la crête, redescendre pour le plaisir, re-remettre les peaux, remonter la trace, il y a de l'enthousiasme!! Une belle poudre, de belles lumières, l'albédo de la neige, que du bonheur!

Nous retrouvons ensuite la crête pour manger un peu.

Le Grand Arc derrière la Montagne d'Arvillard, toute soufflée.


Mes skis posent devant le Granier avant qu'on entame la descente, tranquille, agréable sur le haut, en suivant les pistes non dammées et poudrées, histoire de pas de prendre la tête. C'est très court jusqu'au col, où là il faut remettre les planches sur le sac!!


En conclusion on peut dire que c'est un début bien agréable et tranquille histoire de se remettre dans le bain. Que dire du bonheur que l'on a de faire de la rando à ski, si ce n'est qu'il est inimitable ? Et là ce n'est qu'un modeste amuse-gueule!

Merci à Joce pour sa dispo et sa gentilesse,

Par Nico Strider

vendredi 30 novembre 2007

Virée matinale dans les monts du Lyonnais

Aujourd'hui, jour de repos, 6 heure du mat', je regarde par la fenêtre : chouette, il y a du brouillard !! Et je sais qu'avec les conditions anticycloniques, il me suffit de faire une demi-heure de voiture pour passer d'une purée de pois chargée de morosité, à un temps splendide aux humeurs radieuses. C'est ainsi qu'à 8h, j'arrive à Yzeron, au coeur des monts du lyonnais. Yzeron, c'est le village de mon enfance, qui m'a vu grandir de l'âge de "petit garnement qui s'amuse à faire tomber les grands-mères" au stade d'adulte administratif......mais n'ayant pas intériorisé les notions de responsabilité (physiquement, on reconnaît ce genre de personne par le petit résidu d'acnée sur le coin du front).

La nature paraît encore endormie à cette heure:



Le soleil est encore en coulisse, seule se distingue la chaîne des Alpes au dessus d'une mer de nuage sur Lyon:




Ça y est, le voilà


En cette saison, il nous arrive tout droit des Ecrins, exactement entre la Meije et la Barre, tout un symbole !! Oui, parce qu'il faut que je vous précise que de mon point de vue, le panorama s'étend de l'Aiguille Verte jusqu'au Grand Veymont, en passant par tous les grands massifs des Alpes françaises du Nord (même les Aiguilles d'Arve se faufilent pour s'exhiber

L'heure du levant, c'est toujours un moment exceptionnellement riche en émotions dans la journée : comme une renaissance à chaque fois. La lumière magnifie ce vieux mur témoin des temps anciens


A l'heure où d'autres bossent dans l'atmosphère givrée de la plaine, je me délecte de ces moments privilégiés.


la bosse noire, derrière, c'est le Mont-Blanc !!



la croix de saint-Clair, hameau où coule une eau réputée autrefois pour guérir les yeux. Les traces des traditions anciennes sont encore très présentes dans le Lyonnais.



on trouve dans les champs autour d'Yzeron ces gros tas de pierres, parfois très bien ordonnés (on les appelle des "chirats"). Il paraît que ce ne sont que des pierres accumulées par les paysans autrefois, mais, gamin, je pensais que c'étaient des sépultures gauloises (avec tous les trésors qui vont avec....). Aujourd'hui encore, j'émets des doutes au sujet de ces amoncellements (certains sont trop bien rangés, témoignages d'une volonté de construction)



Voilà la vue que j'avais gamin. Je réalise le privilège d'avoir eu une enfance au contact de la nature : c'est toujours auprès de cette nature qu'on se réfugie en dernier ressort.




une ferme typique du lyonnais, en 3 parties (étable-cours intérieure-habitation). Voilà le vrai danger objectif des monts du lyonnais : la cours intérieure, car si elle est ouverte, il n'est pas rare d'avoir à faire face à une attaque de canidé pas toujours diplomate !!




jeux de lumière




au sud-ouest, l'horizon s'ouvre jusque vers les environs de Saint-Etienne




platitude des sommets, avec au loin, les monts du Forez




le brouillard s'acharne en-dessous de 600m, sur les plaines du Forez et du Roannais.

Me voilà au terme de ma boucle, d'une quinzaine de kilomètres (car le décompte en distance est plus significatif que la dénivelée sur ces doux reliefs). En arrivant, je remarque que mon regard ne peut s'empêcher de se porter vers celui qui ici aussi, finalement, règne en seigneur, le Mont-Blanc. En effet, comment résister à l'appel de cet étalage arrogant de hauts sommets enneigés à la fois si loin et si proche. Que ressentaient les Anciens à la vue de cet intriguant panorama sur la chaîne alpine ?? En tout cas, il me tarde déjà d'y retourner voir de plus près !!


Par Sylvain Visse,

lundi 26 novembre 2007

Pour la grandeur du Grand Som


Le Grand Som, l'un des grands 2000 de Chartreuse, le sommet dominant le monastère homonyme, est au coeur de ce massif préalpin atypique. Pourtant l'un des moins haut, il est aussi l'un des plus mystérieux, plus puissant car peut être plus fracturé et le moins commode ;-) Son relief inverse lui donne immédiatement une typicité.

Il sera l'objectif de ce dimanche! En attendant, le samedi, le Japon est à la fête à Chambé. Alors à la demande d'Alban et Flo j'en mets une petite mosaïque!



Ensuite c'est l'artiste Jun Ichi Uneo qui nous propose de somptueux origamis :


C'est dans la brume que nous partons le lendemain, Patrick, Joce et moi, de la Ruchère, vraie commune chartrousaine, c'est à dire forestière et isolée.

Le début de la montée est un peu rébarbatif, la brume crée un effet de serre, les forestiers ont bousillé les chemins avec leur matos, d'où de l'argile un peu partout. L'argile, voilà ce qui manquait aux intestins de Patrick, qui faute d'un bon platre, ont relaché !!

On finit quand même par se débarrasser de la forêt, arrivant dans les pentes de neiges givrées du Col de Léchaud. Le Petit Som est à côté mais on le laisse tranquille jusqu'au retour. Jouant avec la brume et quelques soupçons de lumière, nous passons une petite selle vers le Col de Bovinant.

La neige givrée a des reflets allant de la porcelaine au verre étincelant.

Nous passons le col de Bonvinant dans la brume. Il s'agit maintenant d'attaquer la montée au Grand Som, 2026m. Au bout d'un quart d'heure, nous chaussons les raquettes, provisoirement. Patrick a un pépin avec une des raquettes dont le plastique de réglage pète sec. Mazette...bravo TSL. Nous allons tracer devant pour lui, alors que la pente se raidit un brin et que le ciel devient clair, limpide, pour notre bonheur.

L'ambiance devient superbe. Au téléobjectif la croix de Petit Som prévu pour le retour!















Plus haut, dans un passage étroit nous enlevons périodiquement les raquettes, pour quelques rochers. Nous passons au-dessus de couloirs bien raides.

La Grande Sure, assez massive et lumineuse avec cette neige de fin d'automne. Après quelques pentes encore un peu raides, nous arrivons sur un collu, sorte de selle avant l'arête sommitale. La vue devient absolument magnifique, face à la barre puissante des Lances de Malissards, Belledonne, la brume et la Dent de Crolles :


Nous sommes seuls sur le site, et l'impression de sauvagerie, de mystère est saisissante.

Devant, les pentes sommitales du Grand Som, assez longues avec des cailloux qui affleurent partout et des trous de neige, obligeant de la raquetterie assez astucieuse.

Alors que Joce trace devant, Patrick, toujours à pied, profite de nos balisages raquetteux!


La brume, les cailloux, la forêt, les précipices, c'est la quintessence de la Chartreuse, encore plus saisissante quand il y a de la neige.


Joce attaque la neige givrée et vitrifiée des pentes sommitales, qui en cas de grosses accumulations, me paraissent assez avalancheuses.


Ca se raidit un peu mais rien de méchant...On atteint un nouvelle selle, avec vue sur le Nord.


Sommet en vue!


Ces zones sont fortement soufflées. Non entretenues par les troupeaux, quelques végétaux plus hautes laissent encore des traces dans la neige. La Croix se profile au fond, instant de grace vers les hauteurs immaculées.


C'est ça aussi la spiritualité de ces lieux, par delà les visions, les religions, ces lieux ont une âme qui te saisit.










Sommet!! Nous dominons la mer de nuage de façon impressionnante, comme Joce devant Chamechaude. L'isolement, la sauvagerie, le vent cinglant et très froid, on n'est pas déçu par la puissance évocatrice de ce sommet.



Le Seigneur de la Chartreuse, tel un volcan, par delà les brumes insondables, dominant le monde!

La vue est superbe, notamment sur Belledonne (à gauche, avec les Grands Moulins) et le Taillefer-Serre, Matheysine-Devoluy (à droite, le Pic de Bure)



Votre serviteur, comblé par ce site. Avec Joce, sur le sommet, et l'arête S aérienne perdue dans la brume.

Le givre qui prolonge cette grande croix qui domine l'abbaye, elle-aussi perdue dans la brume.

Après avoir bien mangé, c'est rapidement l'heure du départ, car on se refroidit vite! La descente fut concentrée, sans grande difficulté. Il s'agit ensuite de remonter vers le col de Léchaud, direction le petit frère du Grand Som.

On voit encore sous la neige des traces pastorales.



On peut maintenant savourer la vue de ce col. Notamment sur la puissante forteresse du Granier (gauche) et les barres-contreforts du Grand Som, au-dessus du vallon et de la zone de silence du monastère.

Voici les pentes débonnaires du Petit Som, enfin débonnaires....de ce côté-ci!!


L'ascension fut une pichenette. Toujours un givre étonnant sur la Croix et un peu de vent.


La vue sur la Région de Chambé et au NE le Mont Blanc fut en partie dégagée, dessinant de grandes lignes dans la brume.



Sur cette photo, une partie de la rando effectuée et puis au fond la splendide chaine cristalline de Belledonne.

Il s'agit maintenant de descendre du Petit Som vers le Col de la Ruchère. Pour ça il faut emprunter un étroit couloir qui fait penser à la Balme à Collomb dans le Granier. Heureusement le couloir n'est pas trop gavé de neige, néanmoins il demande un pied sur.


On y trouve notamment un joli gendarme bien vertical.


Nous voilà au pied des barres urgoniennes, dans les pentes herbeuses et argileuses dominant le Col de la Ruchère, toujours au-dessus des brumes, s'étirant dans l'horizon lyonnais.


Les contreforts du Grand Som, où la quintessence de la Chartreuse : forêt, raideur, roches fracturés, brume et froid!


Le Grand Som, finalement plus enneigé qu'on ne l'aurait cru en partant, pour notre plaisir.


Du Col de la Ruchère, un instant de grace vaporeuse sur le Chamechaude, quel pic élégant.
La descente dans la forêt vers le point de départ fut paisible et agréable, ponctuée de quelques belles lumières de coucher de soleil.


Au parking, Roger et Jérome nous ont accueilli, très sympa!!

Merci à Patrick et Joce pour l'ambiance si sympa, et quel bon souvenir en attendant de sortir les skis, ce qui ne saurait tarder, espérons-le!

Texte et photos Nico Strider,