lundi 21 mai 2007

Dentelles de Montmirail

Pour le pont de l'Ascension, avec P.A (alias GHC), on a invité Chaussons-aux-pommes, Louleblu et TTM à nous rejoindre lors de la sortie de notre club. On arrive le mercredi soir, on plante les tentes à la frontale avant que la pluie ne nous rattrape, et on attaque le casse-croute. Après une courte nuit de repos, on se dirige tranquillement vers Baume-de-Venise, pour rejoindre la falaise du Clapis. La route serpente au milieu des vignes, puis après une marche d'approche agrémentée de quelques gouttes, on arrive au pied du secteur de la Dent Hadamar.

Une belle dalle de 50 mètres de haut, avec des voies en une ou deux longueurs. La dalle se termine sur un col, par où souffle le Mistral; heureusement, la pluie cesse assez rapidement. On commence par poser quelques moulinettes pour faire connaissance avec le rocher.


De l'autre côté du col, un beau pilier, avec une voie facile de deux longueurs, Marilyn, qui permet de profiter du superbe paysage: c'est un cirque d'environ un kilomètre de diamètre, cerné par quatre faces de calcaire, surgies de nulle part, les fameuses Dentelles de Montmirail.
Du haut du pilier, on aperçoit enfin TTM et Christophe, qui arrivent tout juste de Savoie. C'est surtout l'occasion pour Louleblu de faire sa première "grande voie" et ses premiers rappels en situation réelle.

Le soir retour au camping à Vaqueyras. Après une douche rapide, on attaque un apero interminable (ou inter-minables?). Les bouteilles de Bourgogne se débouchent les unes après les autres. Et Louleblu apporte les digestifs-maison: Gnôle de 20 ans d'age, et Genièvre (très vite surnommé la Jeune-Vieille). Les choses sérieuses commencent, avec une visite de Vaqueyras-by-night. Une séance de platane-climbing, ainsi que quelques essais sur les édifices du village ont échauffé les muscles et les esprits. Certains éprouvent même le besoin de se rafraîchir dans la fontaine avant de rejoindre le camp de base.


Le lendemain, les casques sont lourds à porter. Mais on se dirige néanmoins vers Gigondas, et on rejoint la face nord, sur le rocher de Gigondas. Le ciel est bleu, mais le vent souffle. Certains vont affronter les éléments, d'autres se retranchent sur la face opposée, plus abritée. C'est là que François, TTM et Tof s'essaient sans succès sur une 6b, "Fifi-les-petits-bras".
Une petite halte dans un caveau de dégustation, histoire de ramener quelques souvenirs des Cotes du Rhone. Le barbecue du soir est mérité, avec des invités venus nous rejoindre pour la soirée. C'est le moment de gouter le rosé de Gigondas ou le Cairanne. Puis de retourner au village refaire une visite touristique. Ou on retrouve intace notre bouteille de la veille:
Le samedi, direction le Rocher Saint Christophe. TTM et Gilles attaquent à froid un 6b costaud, tandis que le reste du groupe va à l'ombre sur une falaise école. De nombreuses voies de tous niveaux permettent à chacun de s'amuser. Chaussons-aux-pommes réalise notamment ses deux premières voies en tête! Le soleil tourne et on se dirige vers un secteur un peu plus dur avec 3 belles voies (Amer Indien (6b) ou la Bande de Gaza (6c). Dans cette dernière voie, P.A. échoue juste avant le relais, et y laisse le bout de ses doigts.
Dernière fiesta le samedi soir: pastas préparées par Francesco en personne! Quelques bouteilles à finir et on part pour une séance de rural-climbing.
Puis on continue par la chasse à la cigale dans les rues du village. On revient bredouille, non sans avoir fait un détour de quelques kilomètres pour certains. Une p'tite pipe et au lit...
Le dimanche, dernière journée de grimpe, et retour à la Dent Hadamar. Chaussons-aux-Pommes y fait d'entrée sa "grande voie" en deux longueurs. Puis dans le secteur Egoïne, tout le monde se lance sur une superbe face de plus de 60 mètres avec quantité de voies en deux ou trois longueurs, histoire de s'en mettre plein la vue avant de repartir.
Un super week-end de grimpe et de convivialité comme on les aime.


D'autres photos ici: http://www.escaladeplaisir.free.fr/read.php?10,758,758#msg-758
ou là: http://www.escaladeplaisir.free.fr/read.php?11,759,759#msg-759

Escalade en Terre Vendéenne à Mervent (Pierre Brune)


Bien qu'ayant recherché ardemment un créneau météo porteur pour aller gouter de nouveau aux joies du pyrénéisme....aucune fenêtre ne s'est hélas présentée.



Les voies les pied dans l'eau.....




Afin de garder le rythme, je décidai de changer à 180 ° mon cap : direction plein nord en Vendée, le pays où il fait toujours beau (normal , je viens de la bas !!!), afin de tâter du caillou.




D'affreux Jojos qui se reconnaitront....

Même si j'avais repéré le spot en novembre, je n'avais pas pû vraiment faire de la couenne, car le timing était très serré. Mais samedi dernier, le beau temps nous a permis de découvrir une jolie falaise (37 mètres au plus haut), rééquipée à neuf, présentant une escalade originale et variée, nous désorientant par rapport à nos calcaires de Charente et de Dordogne (doigt et réglette).



Voici les photos transversales depuis le pied des voies dans la rivière, au plus haut dans la forêt...De quoi faire un relais.

dimanche 13 mai 2007

Grande Diagonale à la Pena Téléra (Espagne) avec le CAF de Bordeaux

Auteur du texte: Hydra


Protagonistes : CAF de Bordeaux (Manu, Emerick, Maria, Xavier 1 et Xavier 2, Gael)


Photos : Hydra

Le 12 mai 2007





La sortie alpinisme du mois de mai du CAF de Bordeaux, est souvent une date à ne pas râter, et c'est avec une certaine impatience que je l'attendais fébrilement. En effet, mai est le mois des belles courses de neige dans les Pyrénées : Mont Perdu, Vignemale....que de très bons souvenirs...



Au dernier moment, notre choix de course s'oriente vers l'Espagne et la face nord de la Pena Telera, qui offre de nombreux et splendides couloirs, parait-il.


L'heure du RDV est fixée au vendredi soir, et nous comptons sortir samedi et le dimanche si possible, vu que les prévisions météo sont très optimistes pour ce week end.


Vendredi soir, l'heure de la débauche arrive enfin, je quitte mon costume de travail et adopte une tenue plus montagnarde. J'ai tout mon temps, car mon dernier RDV étant dans la vallée d'Ossau, je suis déjà sur la bonne route vers l'Espagne.


Je m'arrête à Laruns pour boire une bière, et hop, c'est l'aventure. Je penètre dans la partie terminale de la vallée d'Ossau, que je découvre à ce niveau. Comme souvent dans les Pyrénées, la route serpente d'un côté et de l'autre de la vallée, accrochée à des falaise impressionnantes (je suis impressionné par ceux qui ont construit ces routes...).


Au niveau d'Artouste, la vue se dégage. Je sais que l'Ossau est tout à côté, mais il demeure invisible, car il me toise de sa hauteur. Je ne le verrai, qu'une fois arrivé au col du Pourtalet.







L'ambiance au col est un peu austère car je suis seul à profiter d'un joli panorama et tout est fermé (même les ventas, c'est dire....). J'ai un peu d'appréhension car plus loin, c'est la frontière espagnole et donc la "grande aventure" dans une terre inconnue...









Personne non plus au poste frontière, le coin est vraiment désert. La descente côté espagnole est différente. Tout d'abord, les télésièges de la station de Formigal ajoutent une touche morose et décalée au paysage, puis la montagne reprend ses droits...sommets enneigés, forêts vert émeraude, lacs d'un bleu enchanteur. Autre surprise, cela construit partout mais avec une certaine unité architecturale (pour l'Espagne....). J'arrive rapidement au petit village de Piedrafita, objectif de notre bivouac. Nouvelle surprise, il est magnifique, authentique, tout en pierre d'Aragon, un vrai village de montagne, épargné par la spéculation immobilière engendrée par les stations de ski.



En lisant les topos, je n'ai plus qu'à trouver le parking....mais problême, il y a deux routes à la sortie du village. Je choisis celle de droite indiquant Pena Telera....mais fatalement, comme la route est barrée, ce ne doit pas être la bonne ! Demi-tour, je prends la seconde route et j'arrive enfin à un parking ! Je pensai trouver une foule de voiture dans un coin aussi splendide, des hordes de randonneurs...mais non, je suis encore une fois tout seul...Du coup, je me demande si je suis au bon endroit.



Je coupe le moteur, sors de la voiture et m'étire. J'en profite pour jetter un coup d'oeil aux environs...Le topo parle d'une grange énorme à côté du parking. Je me dirige, par curiosité vers un énorme batiment en parpaings mais qui n'a pas l'air d'une grange. Effectivement, c'est un hangar agricole et une bergerie. Mais bon, cela me rassure quelque peu, je pense, qu'à priori, je dois bien être au bon endroit.



Je n'ai plus qu'à attendre le reste des cafistes. J'en profite pour faire du repérage : un coin d'herbe pour la tente, de l'eau pour la popotte....avec le ruisseau et des tas de prairies, je n'ai que l'embarras du choix. Je décide de partir en photo-reportage à la Strider car le coin est vraiment enchanteur et bucolique !







En effet, je n'ai plus vraiment l'impression d'être dans les Pyrénées, car les profondes et encaissées vallées pyrénéennes françaises, laissent place ici à d'énormes lacs et à une végétation surprenante, j'ai un peu la sensation d'être dans la vallée de la Durance, de surcroit, la chaine de la Telera à des aspects dolomitiques...drôle de mélange, je tombe amoureux du coin sur le coup !








Je retourne au parking, heureux comme tout d'être là. Je suis complètement rassuré à la vue de trois quidam qui ressemblent fortement à des bordelais...oui, ce sont bien mes futurs compagnons de cordée, je reconnais Xavier,Gael et Maria. Après les formules de convenance, on discute de l'emplacement du bivouac...après moult discutailles, on choisit un coin qui a le mérite de fournir une herbe bien grasse mais le défaut de surplomber de deux terrasses le parking où sont rangées les voitures (ce sera important dans la suite du récit).




En attendant les trois derniers compères de notre aventure, on en profite pour monter les tentes et faire les préparatifs du repas. Réchaud butagaz, soupe Knorr, pâtes, sont encore une fois au coeur de l'action, pendant que la nuit tombe tranquillement !


Après la tisane, il commence à se faire tard, il fait désormais une nuit d'encre et tout le monde s'inquiète. Où sont Manu, Emerick et le second Xavier ? Un bruit sourd de moteur nous fait espérer, en effet, une voiture vient vers notre direction...Elle monte et s'arrête logiquement à la barrière bloquant le chemin. Elle fait ensuite marche arrière, nous faisons tous des tas de signes lumineux avec nos frontales, Xavier enclenche les warnings de son break, mais en vain, rien n'y fait la voiture descend toujours, comme si elle ne nous avait pas vu. Soudain, elle s'immobilise au niveau de la bergerie 200 mètres plus bas. Nous faisons à nouveau des signes lumineux et crions comme des dératés. Nouvel échec. Nous décidons de les rejoindre directement. Nous traversons les trois étages du parking, le ruisseau et arrivons au niveau de la bergerie, mais faut espoir, ce ne sont pas eux, mais deux Espagnols qui nous regardent bizarrement, ils doivent nous prendre pour des demeurés !



Nous retournons au campement, penauds, spéculant sur ce qui aurait pû les mettre en retard. Nous décidons d'aller dormir quand deux voitures arrivent enfin. Trop tard, je suis déjà au chaud dans mon duvet. Mais ce sont bien eux, Manu passe faire le tour des tentes pour indiquer l'heure du réveil, et le second Xavier s'invite dans la mienne, petite tente "Quéchua 2 secondes" que j'ai bien fait d'acheter d'ailleurs le jour même à la dernière minute, sinon...


La nuit se passe sans encombre au son de la brise et du coucou. L'aube nous éclaire royalement dès 6 heures ! C'est à nouveau un concert de ronflement de réchauds ! Chacun se prépare pendant que j'essaie de replier la tente Quéchua. Deux secondes à l'installation, mais combien pour la ranger ? J'essaie une fois mais en vain. Xavier vien m'aider, et on arriver à la plier en deux. C'est déjà bien mais pas suffisant. J'y arrive presque mais je fais une fausse manip et la tente se redéploie ! Bordel ! Je regarde les autres qui sont quasiment tous près et qui doivent se marrer en me voyant. Nouvelle tentative, je suis résolu à passer en force s'il le faut. Semi victoire, j'arrive à bricoler une position intermédiaire qui rentre dans mon coffre, cela suffira jusqu'à ce soir.


Enfin, c'est le départ de la course. Nous suivons le chemin le long de la forêt et soudain, la chaine de la Téléra s'étale devant nous illuminée par le soleil levant. MAGNIFIQUE !!


Le problême c'est qu'il n'y a pas l'air d'avoir beaucoup de neige, mais bon, nous savons que les couloirs sont profonds dans la face nord. Nous arrivons enfin en vue de notre objectif : la Pena Telera. TRES IMPRESSIONNANTE, style la Meije, mais en mieux !




Il faut désormais trouver le couloir de la Grande Diagonale. Mais d'où nous sommes, on ne voit rien qui ressemble à un couloir en AD, tant tout à l'air vertical et exposé. "Le couloir est à 200 mètres à gauche de l'aplomb du sommet" lit l'un d'entre nous sur un topo ! Je fais remarquer que l'aplomb du sommet, change de place, en fonction de l'endroit où l'on se trouve !





"Il faut suivre le premier cône de déjection du pierrier", surenchérit le lecteur du topo ! Voilà qui est plus clair. Nous poursuivons plein ouest sur notre droite en direction du pierrier, et tout à coup, le couloir nous saute aux yeux, caché comme un joli bijou au fond de son écrin.



Nous nous dépêchons d'atteindre le départ du couloir, pour gouter la neige et chausser les crampons, enfin les choses sérieuses vont pouvoir commencer !


(NDA : Pour en savoir plus sur les détails techniques, merci de suivre ce lien , parce que vraiment, durant l'ascension, aucune photo n'a été prise. Exceptée celle-ci à la sortie du couloir ) :




Le plus dur est fait, mais nous ne sommes pas encore au sommet. Nous débattons sur le choix du meilleur itinéraire de descente. Nous avons le choix entre la voie normale, mais qui passe par des pentes exposées l'après midi, et des couloirs à descalader en rappels. Nous optons, après mures reflexions pour la seconde solution, même si enchainer des rappels à 7 n'amusent pas grand monde. Nous repartons d'un pas décidé vers le sommet. Le vent qui nous a surpris à la sortie du couloir ne faiblit pas et nous accompagne jusqu'à la cime.



Nous ne trainons pas au sommet car d'une part le temps se couvre et d'autres part le vent nous refroidit désagréablement. Nous basculons dérechef vers les crêtes occidentales de la Pena Téléra, surchargées de magnifiques corniches.





Nous perdons un peu de temps à chercher le bon couloir équipé pour les rappels, et enfin des anneaux de corde apparaissent. Ils ont l'air bien agés et mal disposés par rapport à l'axe de la pente.... En regardant plus à droite, on découvre 5 mètres plus bas dans le couloir, un relais de bien meilleure facture. Le vent en profite pour chasser les nuages et pour nous offrir des vues splendides.


Ainsi que des perspectives vertigineuses....



Les rappels se passent plutôt bien, quand tout à coup Emerick, qui descend le premier, pousse un cri de douleur lorsqu'il reçoit lors du second rappel un bloc d'une quarantaine de Kg, que la corde a désolidarisé de la paroi, lors de son passage. La pierre s'est détachée au niveau de son bassin et a ripé sur ses mains et son genou. Heureusement, pas de gros bobos, mais il s'en ait fallu de peu, heureusement que le bloc n'a pas eu le temps de prendre beaucoup de vitesse....



Le reste de la descente est un peu fastidieux du fait de la fatigue, mais le cadre reste magnifique. Ce couloir en Y est très profond et on a quelque peu l'impression de glisser dans les entrailles de la terre. La pente reste tout de même soutenue et le risque de chute de pierres très présent. D'ailleurs, des bruits inquiétants surgissent des couloirs voisins.



Mais finalement, tout le monde descendra l'Y sain et sauf et sera récompensé par la magnifique vue sur les faces sud de l'Ossau, du Palas, de l'Ariel, du Balaitous, du Vignemale et sur le massif de Gavarnie et du Néouvielle plus à l'est.



Nous retrouvons nos voitures au parking et remettons en place notre bivouac. Très vite, nous commençons l'apéro : cidre, rosé, blanc, grave...et poursuivons notre repas jusqu'à ce que l'orage menaçant nous envoie ses premières gouttes. Branle bas de combat, tout le monde rentre dans sa tente. Du fait de la fatigue, je suis bercé dans mon sommeil par le rythme des gouttes sur le toit de la tente. Un rythme très techno, ponctué de cris qui se rapprochent dans la nuit. Les cris se rapprochent énormément et me réveillent ! Mais non, je ne rêvais pas, il y a bien une rave sur notre parking à côté de nos voitures ! Une poignée d'Espagnols, surgis de nulle part, munis de lampes frontales clignotantes dansent et crient comme des diables, en pleine nuit à 2h du matin, au son d'une musique techno surgissant d'une de leurs voitures....Incroyable....j'ai vraiment du mal à y croire. Du fait de notre position surélevée par rapport au parking, ils ne doivent pas nous voir, et d'ailleurs le pourraient-ils dans l'état où ils se trouvent.....Et puis, comme ils sont arrivés, ils sont repartis dans la montagne, en laissant leur "coche" sur le parking.


Le lendemain, le réveil est difficile pour tout le monde. Le temps n'est plus à la fête, et toute sortie est de fait compromise. C'est l'abattement général.



Mais ce n'est que partie remise pour de nouvelles aventures que j'espère bien pouvoir vous raconter !




A bientôt




Un autre Tour, mais Belledonnien cette fois-ci


6h20 du mat et voilà le soleil qui se lève sur la Tête des Cos, la plus orientale des Aiguilles de l'Argentière.
Avec Visse, Jocelin n'ayant finalement pas pu venir, nous sommes en train de marcher en direction de la combe de Croix, portant les skis jusqu'à ce qu'on trouve la neige. 40minutes de marche après le départ, l'or blanc est là. On peut chausser. Nous allons faire le Tour des Crêtes de la Marmottane basculant côté combe Madame par le col de la Croix et revenant côté Argentière par la brèche homonyme. Une traversée variée, beau programme, il y a de la motivation et aujourd'hui la lumière est superbe!

Voilà le creux de la combe de la Croix, encore plongée dans l'ombre...Ca a bien fondu depuis le mois dernier, quand je suis allée avec Fred au col Dulong Rosnay. Ce coup-ci au lieu de prendre à gauche au fond de la combe, on va prendre à droite.

Qu'est-ce qu'il dit le Lyonnais? ;-)


Un beau rocher de gneiss amphibolique devant un petit verrou qui nous attend de pied ferme...
Quelques dévers à deux francs plus tard, on arrive sur le replat près du Lac de la Croix

Ses majestés les Aiguilles d'Arves sont au rendez-vous..

Et les aiguilles de l'Argentière aussi!



Voilà le Lac...ça y est ça sent la fonte...

Et voilà le Col de la Croix à portée de main. Le vent se lève, on pourrait même dire que ça caille un peu..

Super vue au col..Rocher Blanc, Rocher Badon, il y a que du rocher dans Belledonne!!

Visse enlève les peaux mais ce n'est que provisoire!

Bon je crois qu'il va falloir quand même qu'on bascule de l'autre côté avec ce vent ;-)


Hé ben c'est bien à l'ombre de l'autre côté...une neige super béton, faut serrer les virages!! et des pentes un peu soutenues par endroit, mais bon c'est ça une traversée ça fait connaître des tas de types de neige ;-)


Et voilà que nous arrivons dans la célébrissime Combe Madame, large et grandiose.

Un joli jeu d'ombre de crêtes déchiquetées tandis que nous remontons la Combe.


L'Aiguille de Marcieu, la dernière des Aiguilles de l'Argentière, avec à sa gauche le couloir d'accès à la Brèche de l'Argentière qui nous permettra de rebasculer dans le versant d'origine.

Au fond le Col de Combe Madame, encore à l'ombre, tandis que la lumière nous montre le chemin de la brèche, visible en négatif sur la photo

Et voilà le couloir d'accès! Bon ben faut porter les skis, sortir piolet et crampons ;-)


Oui la fin est un peu plus raide, à 40° dirons-nous. Très jolie en tout cas. La neige est un peu massacrée par les dérapages de skis mais bon...

Allez c'est les derniers mètres, le sommet est pas loin!! Il y a un souvent un petit muret de sortie de couloir comme celui que remonte Visse, mais ce muret avait déjà pas mal fondu avant ça sent l'été ;-)

Et voilà la Brèche, on retrouve la lumière et les grands espaces!

Grandes pentes, Sambuis, Vanoise, que demande le peuple?

L'aiguille Michel, la plus haute des Aiguilles d'Argentière formé de gneiss amphibolitique verdâtres.

L'instant de faire une bonne pause picnic sur la Brèche et de voir le ciel se couvrir par intermittance, il est déjà temps de descendre!

Allez c'est parti pour la transfo, ça va, c'était une bonne neige assez jubilatoire


Et merde on est déjà arrivé à la terre ferme!! Ca passe trop vite! Bon ben va falloir porter 20 bonnes minutes, enfin ça va encore ;-)

Quel joli ruisseau de fonte devant un ciel déjà bien sombre par endroits.

Retour à la verdure!! C'est la vallée des Villards, la rando est finie!
Serait-ce la dernière rando à ski de la saison? Est-ce possible? Comment le dire?
Une seule réponse : nous verrons bien!

texte et photos Nico Strider,