mercredi 3 mars 2010

Cascade de Spaghetti (vallée d'Héas)

Textes : Hydra
Photos : Manu & Olivier
Participants : Manu, Laurent, Olivier, Laurent, Patrice & Anthony
Secteur : vallée d'Héas, cirque de Troumouse, Gavarnie, Pyrénées



Vendredi matin, notre petit convoi de 2 voitures prend la direction du cirque de Troumouse.

Si au départ, l’objectif de ce stage cascade de glace était Gavarnie, force est de constater, qu’avec les conditions actuelles et le risque d’avalanches élevé, il vaut mieux trouver des itinéraires de repli.

Arrivés au Pont de Souarrouy, nous constatons avec plaisir que la barrière est ouverte (sûrement grâce à la concomitance de la fête du glaçon à Gèdre au même moment), ce qui va nous éviter des minutes de marche superflues…Au départ, si la route est bien dégagée, un peu plus loin, en approchant de la bifurcation vers le barrage des Gloriettes, la neige se fait plus présente.

Notre chauffeur parvient à franchir habilement une première rampe mais reste impuissant dans la série de virages suivants, recouverts d’une couche de glace.

Ce n’est pas très grave, tout le monde descend. L’avantage, c’est qu’on peut mieux apprécier les conditions. Si les premières cascades du bas de la vallée d’Héas ne sont pas vraiment appétissantes, car mal formées (Phantom, Six trous givrés…), les cascades situées entre les Gloriettes et Héas apparaissent plutôt en bonnes conditions.

D’un commun accord, le groupe opte pour Spaghetti. J’avoue qu’en levant la tête, Spaghetti est rudement impressionnante, avec son panneau terminal, très haut perché, et ses ressauts cachés au fin fond de ses entrailles….cela promet une belle bagarre !
Après quelques mètres sur la route, nous attaquons la courte marche d’approche dans un terrain vraiment mixte, mêlant neige, cailloux, branches et racines…Arrivés au pied de la voie, nous composons les deux cordées et chaussons les crampons. Il ne faut pas tarder, car nous sommes talonnés par une cordée d’Espagnols, bien sympas au demeurant.

Manu s’élance en tête. Sur les premières longueurs, plutôt aisées, nos cordées évoluent côte à côte. Puis nous arrivons rapidement sous le premier ressaut. C’est une autre paire de manche. Ce ressaut, quasiment vertical, est très travaillé, une véritable sculpture sur glace.


Très motivé, Laurent attaque le passage en tête. Rapidement, il disparaît à moitié dans une espèce de cheminée. Tout le groupe, garde les yeux rivés sur lui, et pousse un OUF de soulagement à chaque broche posée. Mètre par mètre, Laurent progresse sous des regards admirateurs. Plus que quelques coups de piochon. Voilà, ça y est, Laurent a franchit le passage.



Manu s’élance à son tour, puis tout le reste du groupe. Ce passage court, dans une glace fine, est en fait assez déroutant, car on peut jamais vraiment ancrer ses piolets dans l’axe du corps, ce qui ne facilite pas la progression.



Après ce premier ressaut, Spaghetti ressemble davantage à un beau couloir de neige, dont l’inclinaison oscille entre 20 et 60°, entrecoupés de petits ressauts, plus ou moins mixtes, de toute beauté, et souvent très ludiques.



Nous progressons désormais à corde tendue et venons butter sur un nouveau ressaut. Il faut tirer à nouveau une longueur. Du bas, je comprends mal la prudence de Manu en tête qui vient à bout du passage. Une fois engagé, je comprends mieux. Ce ressaut forme une cloche de glace. L’ennui, c’est que la cloche est éventrée à mi-hauteur, ce qui ne facilite pas la progression et augmente le risque de perte des broches. Il faut y aller à pas de loup…

Une fois cet obstacle franchit, le panneau terminal est à notre portée. Quelques mètres bien relevés dans une très bonne neige et voilà, c’est l’heure du combat final.




Ce panneau, impressionnant vu du bas, ressemble un peu, dans ses dimensions au grand panneau de Bielsa. Il fait bien 60 mètres de haut et 10 mètres de large. En clair, il faudra faire un relais sur broches, en pleine face.



Comme tout à l’heure, nos deux cordées s’élancent simultanément : les deux Laurent et Patrice sur la droite, Manu, Olivier et moi sur la gauche.


Très vite, ma motivation s’émousse : ma corde s’est enroulée autour de celle d’Olivier, ce qui m’oblige à enlever toutes les protections puis à faire quelques pas délicats pour me dégager.Une fois les piolets en main, c’est une belle onglée qui me prend par surprise. J’arrive enfin au relais où m’attendent Manu et Olivier. Ce dernier est motivé pour effectuer la dernière longueur en tête. Malheureusement, comme nous sommes en flèche, ce changement nous oblige à faire de longues manip de cordes et vu l’inconfort de ma vire de glace, j’ai les mollets qui travaillent durement.




Une fois paré, Olivier s’élance et passe avec maestria la vingtaine de mètres restants. Manu progresse à son tour et me suit du coin de l’œil, car je suis au bord des crampes. Les derniers coups de piolets sont un véritable calvaire, puis la pente s’affaisse, et c’est la sortie, le soleil….quelle vue !





La vallée verdoyantes de Luz s’étend sous nos yeux avec tous ses sommets nappés d’un blanc éclatant : le contraste est saisissant.





Nous nous offrons une pause bien méritée et nous en profitons pour lover nos cordes. Nous entamons la descente débonnaire qui serpente en direction du barrage des Gloriettes. Nous admirons la face nord du Petit Gabiétou : un beau morceau. Le soleil nous accompagne quasiment jusqu’en bas.






Nous retrouvons, transi de bonheur, nos voitures, en pensant à la bière, bien méritée, qui nous attend….



Itinéraire : altitude 1850m / Déniv de +350m / orientation N / côtations TD- II 4

dimanche 21 février 2010

Portfolio : Retour aux Frettes

Quelques photos d'une belle rando hivernale aux Frettes en Lauzière en compagnie de Choupi', Nico Annap' et Ghislain.

Entrée de la Combe du Bridan


Plafond de brume sur la Tarentaise et la vallée de Celliers




Clapier emmitouflé





En face, Valmorel, puis la Vanoise


Crête granitique


Le Rognolet, maître des lieux


Les Frettes





Face Nord du Rognolet


Albédo


Rognolet à la descente




Celliers, un village en pente!


photos et vidéo Nico Strider

lundi 8 février 2010

Jeux de brumes au Rosset

C'est par un dimanche matin un peu brumeux que nous nous retrouvons, Choupi' et moi, à la gare d'Aime , direction la Côte d'Aime, le chalet des Pars, pour une rando au Mont Rosset. Bonne rando de reprise pour Choupi' et c'est un coin que j'aime beaucoup faire découvrir. Surtout que j'ai skié presque systématiquement dans le coin Montvalezan-Saint Foy depuis un mois et donc changer un peu, même si c'est pas loin, ça fait du bien.

Evidemment vu le succès grandissant de la rando à ski, ce secteur est devenu un véritable stade dévolu à cette activité, d'autant que plusieurs randos dans le secteur sont aussi accessibles qu'elles sont très peu exposées aux avalanches, d'où une fréquentation de station de ski, ou presque ! Il ne faut pas s'en étonner, surtout quand on fait parti de la foule.

Néanmoins il y a de la place et cela n'enlève pas la beauté bucolique du site. La neige est une poudre relativement froide qui se réchauffe de manière timide car la brume crée des voiles par intermittence.



Dans ce cadre forestier et bucolique, cela donne des jolis effets de lumière...Je n'ai que mon camescope HD avec moi ce matin-là, avec mon APN reflex j'aurai eu certainement de meilleurs résultats, mais cela aurait été fastidieux de passer de l'un à l'autre.


La montée est bien agréable et nous discutons tranquillement, surmontant progressivement la forêt, celle-ci calmement emmitouflée dans son manteau blanc.

Le domaine de l'altitude se présente un peu à cache-cache...Dans un sens cela rajoute du charme, comme on peut le voir sur la Pointe de Combe Bénite.


Et cela renforce accessoirement l'impression de prise d'altitude...



L'été, c'est un grand alpage, comme le témoigne ces bâtiments d'estive, assez trapus


Les crêtes de la Pointe de la Portett' sont particulièrement esthétiques à cette époque de l'année, ourlées de neige. Taillées dans les conglomérats gréseux, c'est le début du chaînon aboutissant entre autres à la Pierra Menta.


En face, Rocheboc, qui a plus d'allure qu'il n'est elevé, mais dont le couloir central est une véritable provocation pour les afficionados.

Petite vidéo de ce joli parcours de crête du Mont Rosset, où dirons-nous, de croupe pour ne pas aborder un lexique plus aventureux ;)



Déjà criblé de traces, notre Mont Rosset, mais je vous rassure ce n'est qu'un début, il faudra bien poser la notre...


Le Roi du Beaufortain himself, le Roignais, une montagne devenue fétiche pour moi, car je la vois quotidiennement de chez moi ou du boulot...Et je suis un petit peu son parcours de vie d'une certaine manière. Une montagne austère, sauvage, redressée sans être compacte ni hirsute, un peu petit côté himalayen en hiver (surtout les 1000m de cette face), et aux pentes instables relativement hostiles été comme hiver. Fondue de loin, esthétique d'en face, rébarbative de près, cette montagne a un foutu caractère.


Arrivée au sommet où nous allons bien gentiment se fondre dans la troupe, ambiance collective du CAF ça et là, bouteilles de petit blanc à l'appui.


Le Mont Rosset, c'est un nom de touriste!

Petit coup d'oeil sur le cadre proche :



Nous mangeons bien tranquillement au soleil, alors que la brume remonte et plafonne pour ainsi dire tout pile à l'altitude du sommet!

La Pointe de la Portette gagne en esthétique et prend des allures de palais...


Le Roc de la Charbonnière dominant un col qui a fait l'objet d'un des premiers messages de ce blog, un peu comme un retour aux sources...


La Reine du Beaufortain : La Pierra Menta, sommet mythique des grimpeurs locaux, mais surtout emblématique du ski alpinisme...


Avant de plonger sous la brume, le Seigneur de la Haute Tarentaise, le Mont Pourri, vilain nom, mais pyramide grandiose.

La descente, bien que guère ensoleillée, fut assez agréable et a permis à Choupi' de se rassurer un peu sur ses appuis dans les virages. La neige poudrée, bastonnée en haut, était déjà trafollée en bas, avec une sous couche dure pas loin en dessous. Bref de la variété en un sens, qui brise un peu la continuité d'une descente "top neige" mais qui ajoute un peu de piment.

Voilà en bref une super journée, je remercie Choupi' d'être venue, cela restera un très bon souvenir !

texte et photos © Nico Strider

vendredi 22 janvier 2010

RASSEMBLEMENT C2C G2G 3 ème édition 16 et 17 janvier 2010.

RASSEMBLEMENT C2C G2G 3 ème édition 16 et 17 janvier 2010.
Album de "L'intégrale" par Pastriste :

Rassemblement C2C G2G 3 ème édition Pyrénéenne 16-17 janvier 2010. ( association forum alpinisme escalade ski randonnée camp to camp)..Depuis le sympathique gite du Barbajou à Arragnouet vallée d'Aure ,proche du tunnel franco espagnol de Bielsa. Un weekend de rencontre montagnarde sympathique..et sans smiley...

http://picasaweb.google.fr/pastriste81/C2CG2GPyreneen3EmeEditionParPastriste#


De C2C G2G Pyrénéen 3 eme Edition par Pastriste


presque intégrale comme dit Hydra, vaincu par les charmes ou plutôt les mélanges du bar c2c g2g....j'ai manqué un épisode lamentable indigne de tout être civilisé :-)))


pour voir la phase ont est bourré et on fait n'importe quoi suffit d'aller voir ses galeries innommables sur le blog du c2cg2g Pyrénéen.


http://c2cg2g.blogspot.com/2009/11/nouveau-c2c-g2g-pyrenees-3eme-edition.html



Putain c'est con pourquoi j'ai loupé çà moi ! zut ! :-))))

http://picasaweb.google.fr/chekigo/G2G2010Pyrenees?authkey=Gv1sRgCNeXl-2s5uLh1AE#

A oui j'ose vive la liberté à bas l'oppression brandissons nos smiley..
.a bas la dictature du CRAS !!!
:o-)





Ponte El Neopreno : sortie G2G Pyrénées !

Textes : Hydra
Photos : Pastriste
Participants : Pastriste, JPM31, Hydra
Secteur : Bielsa Sud, Pyrénées, Espagne


Veillée d'arme :
En vue de bien organiser la journée du samedi du G2G Pyrénées, tous les participants se sont répartis dans des groupes homogènes d'activités. Tifred emmènent les "Basics Instincts" du côté de Barossa et avec l'Oursenpluche, nous supervisons le groupe "les glaçons, c'est pas pour l'apéro?".
Face à ce plan de bataille, seules les rumeurs de la présence éventuelle du CAF de Bordeaux, du CAF de Toulouse et du CAF de Tarbes sur Bielsa Sud, tempèrent notre optimisme.Comme Bielsa, c'est un peu la Chine, le week end, notre stratégie est simple : arriver les premiers, donc arriver tôt.
Du coup, quasiment, tout le groupe "glaçon" est présent la veille du G2G, au gîte du Barbajou. C'est le Before du G2G, en quelques sortes. En tous cas, ça nous assure d'arriver en bonne position sur Bielsa sud le samedi matin, pour notre objectif du jour : "sueño del agua" (cascade mitoyenne).


Samedi matin : le baptême du feu :

Notre cortège de 3 voitures quitte gaiement le Barbajou. La route est bonne jusqu'au tunnel. A la sortie de celui-ci, on prend aussitôt sur la gauche, pour se rendre au parking ! Et là, c'est la claque !

Le parking est blindé, on parvient à peine à trouver une place ! Gros moments de flottements, c'est la Bérézina... Tout le monde s'équipe à la frontale ou aux pauvres lueurs des veilleuses de coffre. Véritable Carl Lewis de l'équipement, Oursenpluche part au bout de 3 minutes, en première ligne, à la lueur de sa frontale, en vue d'occuper le terrain. Yayo et Etoile lui emboitent rapidement le pas....cool d'être passager, pas besoin de mettre les grosses....

C'est à ce moment, d'une confusion extrême, qu'Aurore est obligée de retourner au gîte à cause d'un oubli de matériel. A son tour, Colnais part vaillamment au combat...Quelques minutes plus tard, une fois équipé, je me retrouve avec Pastriste et JPM 31. Ce dernier n'a pas plus envie d'aller à Sueño del Agua, qu'un Poilu de 14 sur le chemin des Dâmes...

Du coup, je choisis d'aller un peu plus loin, à la cascade Ponte el Neopreno, malgré les mises en garde d'Oursenpluche, qui la veille, y a subi des coulées et fracassé quelques longueurs.Nous nous retrouvons vite dans la tranchée creusée par l'Oursenpluche, enfin dans le calme !

Puis nous remontons le cône de déjection des coulées de la veille : il est composé d'une amoncellement hétéroclite de patatoides givrés, roulant les uns sur les autres. En clair, c'est la grosse galère. Mais bon, la perspective d'être seuls dans cette voie, nous donne du baume au coeur !




Dans la cascade : sous le feu de l'ennemi :
Nous rejoignons avec JPM31 un couple de Madrilènes au niveau de la première longueur (facile): AIE, nous ne serons pas seuls. On s'équipe en attendant Pastriste. Durant l'attente, deux autres Espagnols nous passent devant, sans tirer la longueur. Re-AIE, la poisse continue.
Pastriste arrive, puis commence à s'équiper. Dans son sac, il découvre une trousse à Oursenpluche (qu'on aurait du rejoindre en théorie), au contenu mystérieux....Pourvu que ce ne soit pas des broches, mon Dieu, pourvu que ce soit pas des broches....merde, c'est des broches !
Je ne saurai décrire avec des mots, l'intensité de mon désespoir, à ce moment précis....Double Bérézina. Face à ce coup du sort, Pastriste est obligé de se sacrifier en rebroussant chemin, car nul de pourrait prédire les réactions d'un Ousenpluche sans ses broches...ce serait comme manquer de munitions en première ligne à Verdun.
Du coup, après tous ses atermoiement, nous attaquons avec JPM31 la première petite longueur. La glace est bien molle. Nous rejoignons vite, le couple de Madrilènes plus leurs deux autres compatriotes. L'ambiance est bien sympa, mais ça n'avance pas vite tout ça. De plus, on n'est pas trop à l'aise, à poireauter avec JPM31 sur un relais de fortune. Et oui, il n'y a plus de place...
Au bout d'une trentaine de minute et des progrès terribles en espagnol, on commence sérieusement à trouver le temps long. D'autant plus qu'entre-temps, 3 autres Espagnols nous on rejoint, et que plus bas, deux autres se préparent à attaquer la première longueur.
Ouf, ça y est ! Le leader des Madrilènes a enfin fait son relais. Du coup, la cordée suivante nous fait un peu de place sur le leur, de relais (un pauvre pin rabougri, qui n'avait rien demandé à personne, jusque là, mais bien pratique quand même), qui se situe un peu en contrebas.
Descente un poil scabreuse. Et enfin, un éclair dans le ciel de ce jour bien obscur : une envie opressante de déserter...arriver au relais, las d'attendre, satisfaits de nos progrès en espagnol, nous tirons un rappel et fuyons le champ de bataille. Troisième Bérézina.



Epilogue :
De retour au parking, moralement affaiblis par les perspectives d'une hypothètique cour martiale, nous sommes impuissants à endiguer les renforts de l'ennemi.
Et oui, une cohorte d'une trentaine de cafistes Toulousains, frais et bien armés de crampons / piolets (les rumeurs étaient bien fondées, comme quoi, au moins, nos services de renseignements ont bien fonctionnés...) sont prêts à en découdre et à submerger nos lignes...L'arrière va-t-il tenir ?
Désertion, certes, mais trahison, il n'en est point encore question : si on allait harceler les lignes adverses à Bielsa Nord ?




Derrière? avec JPM31, ça assure....






Cascade Chorro de Pinara : personne dessus....




Cascade El Sueño des Agua (cascade mitoyenne de Ponte El Neopreno)




Tous les CAF de France ? + le G2G réunis à Bielsa Sud....

samedi 9 janvier 2010

Meilleurs voeux pour 2010 !

Meilleurs voeux à toutes et à tous pour cette nouvelle année !
Cascades de glace à Bielsa

Face nord de l'Everest