vendredi 11 juillet 2008

Couloir Nord Ouest de la Forcanada 2881 m Val d'Aran Cataluyna


D’une Forcaneda à l’autre de l’hiver à l’été, histoire d’un but hivernal transformé en réussite d’été :

participants : Gilles Bouchet et Patrick Entraygues ( alias Pastriste)

Il à fallu quatre mois pour Gilles et Pastriste pour enfin réussir ce couloir de la Forcaneda.

La première tentative eu lieu en février, il y avait très peu de neige alors sur les Pyrénées, sauf dans ce vallon orienté plein nord au fond de la vallée de l’Artiga de Lin.

Je vais donc vous conter une double histoire car les contrastes entre l’hiver et l'été d’un même lieu, ma foi sont fort joli en plus, sont très saisissant.

Pour faire petite résumé de nôtre première tentative, nous nous sommes réveillés bien tard le matin dans la tente, car aucun de nous deux n’avait entendu la sonnerie de l’altimètre à Gilles.


A la bourre nous sommes allez voir quand même, mais en plus Gilles était malade…et de plus un vent formidable soufflait lorsque on est arrivé au lac au dessus de 2000 m.


Bref, demi-tour, nous reviendrons d’ici quinze jours ou plus l’hiver n’est pas fini.

Sauf que quinze jours après c’était le début d’une période longue et quotidienne de chutes de neiges abondantes accompagné de Pluit et vent.

Au final ce fut donc au début de l’été 2008 que moi et Gilles gravîmes ensemble le sommet de la Forcaneda avec une belle vue sur la Maladeta….

Contemplant sans le savoir un pic ou j’allai me retrouvé au sommet avec des amis le mois suivant le Tuc de Molières 3010 m.

Donc en très chaud weekend d’été…isotherme à plus de 4000 m….tout de même.

Nous installons la tente pour la seconde fois de l’année sur le Pla de l’Artiga de Lin, 1400 m.

Il fait vraiment très beau et très chaud….nous partons Gilles et moi faire un petit tour dans l’autre vallon qui mène à la Forcaneda.

Vraiment toute cette verdure, toute ces fleurs, les troupeaux de vaches et chevaux cela chance de la blanche solitude du mois de février….les lignes de cascades de glace sur le sommet en face on laissé place à des torrents bondissants….quelques touriste se promène en short….

Et surprise une biche sort du bois et traverse le près….mais bon sans zoom digne de ce nom, râpé pour une photo intéressante.

Retour à la tente….cette fois j’assure le coup, je mets la sonnerie de mon portable à trois heures du matin.

Avec une isotherme aussi haute autant partir très tôt.

Le lendemain c’est donc à la frontale que nous arrivons de nouveau au lac qui est pas mal dégelé….

Alors qu’en hiver on y marchait dessus comme sur une banquise compacte sans voir l’eau.

La lune est juste à l’aplomb du sommet de la Forcaneda…juste après le Lac c’est une neige lavé et tassé, très dure qui nous attends.

On s’équipe, crampons piolet…pratiquement aucun vent …enfin juste un poil au niveau du col mais c’est que dalle à coté de février.

Le couloir est comme une entaille profonde entre deux parois, l’ambiance y est austère, il est pratiquement toujours à l’ombre avec sont exposition nord ouest.

Je prends une rigole d’écoulement des eaux lors des orages …c’est comme un canal d’irrigation gelée. La progression y est plus facile que sur les cotés ou la neige est un peu comme du beurre fondant en surface.

Je laisse passer en réversible Gilles devant à la dernière longueur car c’est idéal pour lui qui est un débutant pour faire sont premier couloir en tête.

Le couloir ne s’achève pas au sommet mais à une brèche qui sert de col.

Pour la suite il faut laisser les crampons, c’est de la grimpe dans une face sud, bon ce n’est pas dur, je dirais du II maxi….mais bon c’est plutôt exposé…si on glisse c’est direct 100 mètre plus bas.

D’ailleurs une fois au sommet nous trouvons des anneaux pour mettre un rappel pour descendre plus en sécurité.

Sauf que nous avons qu’une corde de 40 mètres…

Bon nous profitons de la vue sur le plus haut sommet des Pyrénées et le massif de la Maladeta…Il y à encore beaucoup de neige cet été dans les Pyrénées au dessus de 2600 m…ce n’est pas habituel.



nous voyons aussi du coté des Bésibérri et du Parc National d'Aigues Tortes en Catalogne.


Allez zou…il faut descendre…on met la corde autour de becquet et prudence….

enfin de nouveau au col on remet les crampons…..puis c’est la descente du couloir.

Un français monte en solo…la neige est toujours bonne dans le couloir qui est toujours à l’ombre.

Petite discussion amicale….hop on continue et retour au lac…pour casser la croûte il est midi environ.

La neige est devenu collante et glissante n'est ce pas Gilles :-)


Le Lac est très beau avec ces constrastes de bleu et de blanc quand je pense que c'était un immense champ de neige abondante sur lequel nous marchions.


un dernier coup d'oeil en arrière sur la Forcaneda de jour joli contraste avec l'hiver.

Séance photos florales et une grosse sieste récupératrice.

La descente commençe et avec elle le retour à l'étouffante canicule d'été un fois quitté le Lac

pour rejoindre le grand pré et le Pla de l'Artiga de Lin.

ET puis c’est le retour à la voiture …content comme des grillons…d’avoir enfin réussi cette course.



La grosse fournaise de la plaine de la Garonne nous attends....et c'est peu dire :-)))

crédit photo : Patrick Entraygues et Gilles bouchet.

jeudi 10 juillet 2008

Pointe de la Traversière : les vicissitudes de la montagne

Dans un autre temps, j’aurais été déçu. Déçu de rater un sommet qui m’attire depuis longtemps, que je souhaitais parcourir par une belle voie. Cet itinéraire qui s’est échappé de manière aussi brutale et inattendue que le départ de l’avalanche qui est la cause de notre renoncement, c’est la face Nord de la Tsanteleina. Elle nous a accompagnés dès le début de l'approche sous un angle charmeur d’abord (à gauche), avant d’apparaître sous un jour moins bon (à droite). Qu’à cela ne tienne, nous jurons avec Sylvain de revenir l’an prochain, quand les conditions seront meilleures.

Revenons au début. Avec Visse, nous prenons la direction des Alpes Grées et rejoignons le barrage du Saut. Quelques dizaines de minutes de marche, nous amènent dans un très joli vallon (à droite), peu après le lac de la Grande Sassière (à gauche).

Après un réveil raté (soit j’ai encore fait une fausse manip’ avec le portable, soit il s’est entièrement déchargé pendant la nuit très fraîche, ce qui, dans n’importe quel cas de figure, ne me réconciliera pas avec ces technologies de m…. !), nous décollons en direction du glacier de Rhême-Golette que nous atteignons sans difficultés, et par un bon sentier.

Le regel est excellent. Mais là, grande discussion : c’est le moment de s’équiper et de choisir la raison et le plaisir ou le risque et la tentation. Oui, nous scrutons de longues minutes la face Nord de la Tsanteleina mais un choix s’impose. Vous le savez, avec Visse, on va en montagne pour le plaisir et la convivialité avant tout, pas pour la visibilité sociale de la réalisation. La raison s’impose d’elle-même, direction la Pointe de la Traversière.

Derrière nous, le paysage s’ouvre. Comme un prémice de ce qui nous attend là-haut. Ainsi, la Grande-Motte et la face Nord de la Grande Casse s’offrent à nos yeux.

Après avoir échangé deux mots avec une cordée de jeunes filles nous ayons rejoint pendant que nous discutions, nous repartons, en direction du col de Rhême-Golette donc, oubliant la Tsanteleina tout en l’admirant.


Le glacier est parfaitement bouché, en neige dure, et peu pentu, la progression est aisée. Nous arrivons au col et de là, nous obliquons à l’Ouest vers la Traversière en remontant cette petite pente de neige (à gauche) puis l’arête facile menant au sommet, à l’extrémité de ce que l’on appelle communément un « tas de cailloux » (à droite). La photo étant prise à la descente, vous devinerez quelques personnes dessus en l’agrandissant.

Au sommet, la vue est exceptionnelle. Nous y flânerons largement 45 minutes. Grande Sassière, Grande Casse, Grande Motte, Albaron, ensemble des Levanna, Grand Paradis, Grivola, Cervin, massif du Mont-Blanc, Meije, Dôme et Barre des Ecrins, Dômes de la Vanoise, Dent Parrachée, voici un extrait du panorama grandiose.

Morceaux choisis (de haut en bas et de gauche à droite) : la très belle et longue (4 km) arête allant de la Traversière à la Grande Sassière, le Mont-Blanc, l’ensemble Dent du Géant - Arête de Rochefort - Grandes Jorasses, la Grande Motte et la Grande Casse, la Dent Parrachée (avec de chaque côté les Ecrins), l’ensemble des Levanna, le Grand Paradis, le massif du Mont Rose (en arrière-plan).




Nous attendons que la cordée de demoiselles arrive au sommet afin que l’une d’entre-elles nous photographie tous les deux. Comme un petit peu d’auto-dérision ne fait jamais de mal, j’ajoute à l’une des photos du sommet une autre de Visse. J’ai souvent des problèmes de casque, je ne le sais que trop bien, celui-ci se déréglant par inadvertance. D’ordinaire, je le sens mais aujourd’hui, bizarrement, non. Ainsi, je me transforme à l’occasion (à gauche) en militaire (et je dirais même plus en casque bleu…), ou alors accessoirement le casque fait office de kippa (à droite)… !!!

Nous redescendons tranquillement jusqu’à la voiture, les yeux dans les étoiles. Nous n’avons pas fait ce que nous souhaitions initialement, mais avons néanmoins passé une extraordinaire journée en montagne. L’aléa existe, la règle du jeu est ainsi. Mais n’empêche, que la montagne est belle… !

lundi 7 juillet 2008

Portfolio : Le Bourget, la vie d'un Lac

Baie de Grésine, Brison

Photos © Nico Strider,

Ce vendredi en voyant une belle lumière sur le Lac du Bourget, et en prévision d'un dimanche bien maussade qui n'aura pas manqué de l'être, je me suis qu'un portfolio de mes plus belles photos du Lac du Bourget serait bien agréable pour fêter mes 3 ans d'existence à mois de 10 km de ses rives. Toute ambiance, toute saison, qu'un seul point commun : la lumière du plus grand Lac naturel de France. Ivresse du grand large...cerclé de montagnes.


Gel hivernal au levant



Contrejour sur un saule solitaire



Port de Bourdeaux



Neige sur le Port du Bourget



Les plaisanciers à Charpignat



Roselières des Mottets



Un matin, à Châtillon



Eté chaud sur le Lac, colline de Tresserve et le Revard



Soir de pluie à Charpignat



Eau calme de la baie de Bourdeaux




La Chartreuse en miroir avec le Lac



Cygnes et Revard en miroir avec le Lac



Ondes sur le port




Port de Charpignat en été



Lumière rasante sur les quais



Hiver à Charpignat




Contre-jour sur la baie de Grésine, Brison