mardi 6 novembre 2007

Balade aux cabanes d'Ansabère dans la Vallée d'Aspe

Textes et photos : Hydra



Après un mois de disette montagnarde, nous voilà de nouveau de retour dans nos chères Pyrénées. L'objectif du week end est raisonnable : il s'agit de decouvrir plus en profondeur la vallée d'Aspe.

En arrivant à 13 heures sur place, la priorité (chamoisarde) est de reprendre des forces (qui a dit des diots ?). La rando de la journée de samedi est donc réduite à sa portion congrue.

J'opte pour faire le tour des cabanes d'Ansabère. Ces cabanes sont au pied du Pic et des deux aiguilles d'Ansabère. Leur accès est très facile et relativement rapide (600 mètres de denivelés).
De plus, nous avons envie de redécouvrir ces lieux, par beau temps cette fois ci .....



Nous arrivons dans le cirque de Lescun, situé au centre de la vallée d'Aspe, juste à l'heure du repas. Nous laissons avec bonheur, les nuages dans le bas de la vallée. Les couleurs de l'automne sont au RDV, surtout avec de petites traces de neige, qui rajoutent un caractère alpin à ce site majestueux, un des plus beaux des Pyrénées.


Voici Lescun (à ne pas confondre avec Laruns en vallée d'Ossau, la vallée voisine), bien orienté sur son versant adret (on dit également "solane" dans les Pyrénées).


Le cirque de Lescun est immense, et se divise en deux. Un mini-cirque du côté du Pic d'Ansabère et un second du côté du Pic d'Anie, plus au nord.



Le départ du cirque du sud vers le nord....

Le côté Ansabère, avec à droite les deux Billares qui séparent les deux mini-cirques




A nouveau les 2 Billare et le côté Pic d'Anie du cirque, plus au nord.




Après un encas bien mérité, nous nous enfonçons en direction des cabanes d'Ansabère. Les couleurs de l'automne sont sublimes grâce au panel des couleurs offert par la richesse de la végétation locale. En effet, la flore la vallée d'Aspe est à mon avis la plus variée des vallées pyrénéennes...




On passe devant le Pic Bacqué, très bucolique lui aussi.




Le Pic d'Ansabère domine les environs telle l'aiguille noire de Peuterey, sa face "est" est impressionnante.
Nous arrivons après une bonne heure de marche à proximité des cabanes. Elles sont gérées par la mairie et offre aux montagnards de passage un abri au confort relatif. Mais elles font le charme des Pyrénées.







Il y a en fait un ensemble de plusieurs cabanes, qui servent également aux bergers pour stocker le fromage.






Karine devant la cabane la plus orientale.






Le Pic du Lac de la Chourique et l'une des cabanes du site (la plus jolie à mon avis).






Le confort rudimentaire à l'intérieur d'une des cabanes. A prévoir en cas de bivouac : matelas, duvet et réchaud.






Le Pic de Pétragème à gauche et les Aiguilles d'Ansabère à droite.






Gros plan sur les Aiguilles d'Ansabère, dont la forme surprend sous cet angle. Ces aiguilles figurent parmi les courses d'escalade les plus difficiles des Pyrénées....Y-a-t-il des lézards des falaises tentés par l'aventure ? ;-)




Nous continuons la découverte du site par un chemin de traverse dont la beauté féerique n'a pas d'égal...






Nous arrivons pour finir devant le Pic des 3 Rois et la Tables des 3 Rois, qui bouclent, la beauté sauvage du site.
Au programme du dimanche : l'ascension du Pic d'Anie....à suivre !

lundi 5 novembre 2007

Sur une crête mauriennaise, au delà des brumes...


Quelle brume à Chambéry, une vraie purée de poids!!! Mais s'est sans compter sur le fait que nous sommes dans un pays de montagne et que libre à nous de transgresser les contraintes climatiques en allant chercher le soleil plus haut!!

Hé bien c'est ce que nous allons faire, Claudine, Patrick et moi, en route pour la Maurienne, La Chambre, Montaimont et le Lac du Loup. Destination le Mont du Fût 2824m, parfois appelé Bellachat, à ne pas confondre avec celui de la Lauzière. Claudine connait bien le coin, étant mauriennaise.


C'est une longue crète au-dessus d'un adret mauriennais très paisible en été. Arrivés au lac, nous sommes au-dessus de la brume! Un soleil radieux nous accueille. Il s'agit de monter au col de Valbuche, assez longue montée s'il en est, par l'impression qu'elle donne, du moins.

Le hameau du Loup devant la mer de nuage cloitrée sur la Maurienne, et au-dela la forteresse belledonnienne, grosse masse cristalline bien ordonnée.


La montée, dans des milieux d'alpages assez raides, traverse des petites combes. Le terrain est tantôt perturbé par les sentes à moutons, tantôt embroussaillé faute de pâture.

La montée finale serpente un peu.


Nous voilà au col de Valbuche, à 2400m dans un bon couloir à vent. Claudine part devant sur les crêtes laisant derrière les deux gars bavards qui continuent de manger un peu. :o)

Il s'agit maintenant, sur une crête d'altitude taillée dans de magnifiques conglomérats, de passer 3 sommets, la pointe de Valbuche, le Mollard des Boeufs et le Mont du Fut stricto-sensu 500m de dénivelée cumulée, 100 en descente et 2,2km perché au-dessus des vallées, au delà des brumes.

La montée pour la Pointe de Valbuche est assez raide dans un ensemble de pelouses rases et de petits éboulis.


La pente se couche progressivement à proximité du cairn sommital. Nous voyons d'en haut les ramifications des ravines typique d'un terrain sédimentaire charrié, ici des flysh.


La vue du sommet de Valbuche, à 2600m est déjà bien sympa. Nous voyons la suite de l'arête entre Mollard des Boeufs, à 2700 et le Mont du Fut à 2800. Ici c'est la grand air et la gout de traversée comtemplative, à la marche balladante et la sensitivité au richesses des grands espaces.
Je tombe sur un gros chamois bien calme mais pas le temps de dégainer l'appareil, il s'est déjà volatilisé comme un djin.

Une petite descente gelée de 50-70m et c'est parti pour le Mollard des Boeufs, sur une petite sente entre les blocs de grès conglomératiques. Le haut est un peu plus raide et on aboutit sur l'antécime du Mollard, le sommet n'étant pas sur la crête. En dessous de nous la brume ne s'estompe point, elle est animé d'un vague courant, elle envahit, investissant les moindres creux dans son passage.

Le Mont du Fût n'est plus très loin maintenant, et l'arête est encore plus jolie, franchement hospitalière.




A gauche, l'arête sommitale, à droite, le Mollard vu de derrière. Dans le collu, Patrick tombe sur un vieux mâle bouquetin. Volatilisé aussi celui-là. La peur des flash pour les stars de la montagne?

Il y a moyen de s'amuser à grimper les blocs au passage. Dominer ainsi cette brume épaisse et lumineuse et voir Belledonne devenir à peine plus haut que soit, être perché là-haut, sentiment typiquement montagnard en fait.



Et voilà la croix, ainsi se conclut cette montée très sympa et franchement zen. C'est homéopathique.



La Croix devant la Lauzière, avec ses granits clairs, juste en face et pas plus haut ;-)

Qu'on est bien en haut! Au soleil en chemise, point de vent, en train de manger, boire un peu de thé chaud du thermos, admirer les lumières, les lignes du paysage, saisir la géographie des lieux.


La mer de nuage avec ce courant W > E d'une lenteur contenue mais absolument engloutissant.



Le Mont Blanc au loin et la Grande Casse, dont le permafrost n'est pas tellement frost vu la sale tronche qu'elle fait.


Claudine la maurienne et Patrick le tarin (!!) devant la mer de nuage et les sommets de Maurienne

Jolie petite croix avec une boîte et un carnet dans lequel Patrick nous fera un récit digne d'éloges dithyrambiques :o)

A la descente c'est l'heure du pari : les deux bavards sauront-ils s'effacer devant le silence de la montagne ? C'est ce que nous allons voir, au moins jusqu'au col!! Le premier qui parle paie la café pour les autres!!

L'occasion de mimes et de bruitages de bouquetins mémorables.


Joli jeux de lumière et de contraste sur ces ravines et ces crètes calcaires côté tarentaise (Belleville)


Instant magique de la brume...



La position du soleil a bien baissé, nous sommes restés longtemps en haut, mais fallait bien en profiter!! Pour les photos à la limite c'est tout bénef il y a plus de contrastes, le rendu est nettement supérieur

On arrive au col..Pari tenu!!! Cet animal de Patrick me fait un chantage en me disant que le col c'était 20m plus loin, que je suis le premier à avoir parlé et que j'ai perdu!!! :o)


Perchés devant la brume, sensation de bout du monde..


Nous allons devoir descendre et nous faire engloutir volontairement par cette masse informe très enveloppante.

A la descente nous confondons des sentes à moutons avec le sentier ;-) L'instant mémorable fut lorsque ce clown de Patrick nous inventa une technique peu orthodoxe pour remplir une gourde à partir d'un camelback!! Impossible à décrire, mais absolument hilarant.

Le décor devient féérique lorsque le soleil se fit rasant sur Belledonne et la Mer de nuage.





Jeux d'ombre sur les brumes, pensées vaporeuses, où comment se sentir suspendu hors du temps, comtemplant une beauté qu'on aimerait éternelle.



Sorte de méditation bouddhiste où l'affranchissement du poid de l'existence est atteint, où n'existe plus qu'une émotion simple et pure, dépouillée des tracas des nécessités et de l'insatisfaction des désirs non-comblés, juste du bonheur d'être, l'émotion simple d'être là.


La fin est proche mes amis!!!











Dernier îlot de lumière avant de replonger dans les brumes de la dure réalité de ce monde ingrat :o)



Derniers pas en état de grâce...

Entrer dans le froid blafard de la brume fut quelque peu glauque. Dire que nous arrivons au Lac au moment même où la nuit tombe!!

Merci à Patrick et Claudine pour cette belle rando!!

Texte et Photos Nico Strider,

jeudi 1 novembre 2007

Faune et flore de Vanoise


Fin août, nous avons été avec Johanne, sa maman et un ami, parcourir le Tour des Glaciers de la Vanoise. Je vous conterai cette randonnée dans un prochain compte-rendu mais pour le plaisir des yeux, voici quelques images de faune et de flore. Oui, en Vanoise comme ailleurs, nos yeux sont irrémédiablement attirés par les sommets et le paysage plus généralement. Pourtant au sol et proche de nous, dame-nature nous offre d’autres éléments à voir et finalement si on aime la montagne, c’est pour ce tout. A l’occasion, nous avons donc baissé notre regard et voici un échantillon de ce qui s’est offert à nos yeux et notre objectif :

Quelques plantes tout d’abord :

Après ces quelques fleurs, voici des animaux rencontrés aux détours d’un sentier ou d’un rocher :

Je ne vais pas me priver de commencer par la traditionnelle marmotte qui, dans le Parc National de la Vanoise est habituée à la présence des touristes que nous sommes. Ainsi, après avoir posé pour la photo, madame nous fait un petit sourire. Charmant non… ?

Nous croiserons également des papillons…


… ainsi que le traditionnel bouquetin…


… plus original, nous serons espionnés lors d’un repas par des moutons, probablement pour récupérer les restes. Pas de chance, il ne restera rien de nos pâtes à la carbonara… ! Non mais…

Lors de ce même repas au bord d’un lac face au Dôme de Chasseforêt visité quelques semaines plus tôt lors de la visite de Karine et Hydra dans notre chère Vanoise, nous sommes alertés par de drôles de bruits. C’est cette demoiselle qui tente de rentrer en communication avec nous… !

Vous aurez remarqué les cuisses d’un fort beau gabarit de cette grenouille. Elle ne doit sa vie qu’au fait que nous n’ayons rien pour la cuisiner et d’être seule, mais en rien à l’interdiction de prélèvement d’animaux dans le Parc de la Vanoise. Miam miam… !

Oui, en montagne, nous avons à nos pieds de sympathiques êtres vivants qui nous offrent parfois des situations cocasses. C’est aussi cela qu’on aime. Non, décidément, il n’y a rien à redire dessus, QUE LA MONTAGNE EST BELLE… !!!


Par Nico Annapurna et Johanne,