mercredi 10 octobre 2007

Le Pic Coolidge

Texte Nico Strider
Photo Nico Strider (encadré noir) et Flo (encadré blanc)


L'automne est arrivé sur la profonde vallée du Vénéon. C'est ainsi que ce samedi, nous partons, Flo, Alban, Joce et moi vers la Bérarde. Alban voulait depuis longtemps revenir dans les Ecrins, et ce WE la météo était propice pour accomplir ce projet de longue date. Patrick et son amie Claudine doivent nous rejoindre après le boulot, au refuge, pendant la nuit à la frontale!!! Avec Patrick il faut s'attendre à tout ;-)

Nous sommes saisis par la puissance et l'athmosphère minérale de cette vallée. Nous entrons très rapidement dans le coeur granitique du massif, à l'allure si aride. En automne, c'est le festival du bouleau.

Comme l'or des bouleaux s'harmonisent avec le bleu du Vénéon!

Nous mangeons rapidement à la Bérarde, le temps de respirer l'air pur du site, presque vide, le calme....Direction le refuge Temple-Ecrins. Le lendemain c'est le pic Coolidge qui est au programme, déjà un haut sommet, situé au coeur du massif, entre la Barre et l'Ailefroide. Un sommet qui porte le nom d'un grand découvreur de l'age d'or, le révérend Coolidge. Cette année c'est la deuxième fois qu'on suit ses pas, après la Glière. Le Coolidge c'est une voie normale qui est surtout une marche assez copieuse avec quelques passages plus aériens.

Nous voilà à l'entrée du sentier sur le vallon du Carrelet.


L'ambiance automnale est cotonneuse dans ce jardin de rocaille si pur.

On traverse la forêt du Carrelet, dans une ambiance un peu méridionale, une forêt primaire, en fait. Puis on monte l'efficace sentier pour le refuge Temple-Ecrins.


L'Ailefroide et son austère face Nord s'extirpe des nuées, alors que nous arrivons dans les pelouses proches du refuge.


Et nous voilà sur la terrasse, rejoint par un autre groupe, dans une ambiance brumeuse étrange, tantôt vaporeuse, tantôt glauque et enfermante. Je vous épargne une photo du refuge qui est un monument de laideur, on dirait une casemate!!!

Nous avons passé de bons moments dans le refuge. L'équipement était sommaire mais les sauss' et le vin étaient bons!! Tout comme le fut la sieste ensuite!


Il est déjà 19h30, c'est l'automne...C'est l'heure de manger les nouilles asiatiques!



L'intérieur est spacieux mais il n'y avait pas de poëlle pour le faire chauffer. Les matelas étaient légèrement humides, bien que disposés en tranchés avant de les poser.

Le sommeil nous prend assez vite, Joce ne fait pas long feu avec le somnifère ;-)

Vers minuit, à l'heure prévu, Patrick et Claudine débarque au refuge, à la lueur de la frontale. Alban et moi les accueillons avant d'aller se recoucher.


6H du mat, l'heure du réveil. Le départ est prévu pour le lever du jour, ou presque. Le petit déj est paisible. Patrick semble avoir mal dormi, Claudine aussi. Mais la motivation est là.

Dehors le ciel est très pur.

Après quelques hésitations sur le sentier au départ, nous trouvons le bon (gros) sentier d'accès, à flanc de versant, en ascendance.

Peu avant le lever du jour, nous rencontrons des chamois à la fois curieux et craintifs.


Chamois sur la crête devant les Bans




La montée est assez longue, faut quand même 900m pour atteindre le col de la Temple, le premier objectif de la sortie. Le col se dessine au fond d'un cirque tandis qu'au Nord, on remarque la belle silhouette de l'Aiguille du Plat de la Selle.


Ca y est lentement, le jour rasant automnale apparait sur les Bans




Nous entrons dans l'univers très minéral du cirque de la Temple, au pied du Coolidge. Ce sont de grosses caillasses de gneiss amphibolitiques, comme c'est souvent le cas en Oisans.



La montée finale, sur des gradins, puis entre deux résidus glaciaires, est assez copieuse. Quelques roches verglacées nous obligent à faire gaffe parfois.



Et voilà le Col! On est déjà à plus de 3300m, soit l'altitude du Gioberney!! Hé oui ça fait 3h que l'on marche, déjà.


Tout de suite s'impose la très puissante et intimidante face Nord de l'Ailefroide, que seul un grand angle peut prendre dans son intégralité!! On en saisi ainsi la démesure.


De l'autre côté c'est un peu plus aimable, c'est vers le Coolidge mais on note une aspect assez péteux. C'est ainsi!


Alban arrive au col.



L'arrivée de Claudine et de Patrick, chacun son tour.





Et voilà le groupe au col, dans un site un peu venté vu le contexte. Le paysage nous saisit dans sa monumentalité.


Patrick est fatigué mais se restaure et décide de répartir. Alban accuse trop la fatigue du travail et la semaine très chargée et épuisante de la braderie. Il préfère en rester là et profiter du cadre. Pas de souci pour Claudine qui est en bonne forme et pour le reste de la troupe.

C'est le moment de rejoindre les vires, par une caillasse assez bourrative. Celles-ci sont étroites et aériennes mais passent très bien en progression frontale. C'est pas très élégant mais c'est pas méchant.
Patrick, qui n'avait pas anticipé son impression du vide, éprouve des difficultés, celle de débuter dans ce genre de terrain. La corde lui sera plus que nécessaire. C'est ainsi qu'il faudra plus de temps et de patience pour qu'il passe les passages.

Patrick dans les vires, au pied du dit "Goulet". Le terrain est en pleine gélifraction ponctuelle et n'est pas très beau


Ce goulet assez moche est évitable par la gauche mais à l'aller on n'a pas vu le passage. Du coup, on s'est emmerdé à le passer, une vraie corvée.

Arrivé en haut, Patrick, mal acclimaté, est explosé. Il préfère s'arrêter devant la vue des pentes sommitales, un peu de regret quand même mais c'est ainsi..

Nous remontons ces pentes assez rapidement, le terrain est simple et permet de gagner un peu du temps tout en profitant du panorama qui gagne en profondeur.


La pente supérieure est un névé-glacier, il n'est plus actif, moribond et n'a pas de systèmes de crevasses, étant complètement reluctant, sur un terrain assez lisse, sans fractures.




Flo et Claudine entament le pente, qui pouvait se remonter sans crampons sans trop de difficultés.



La montée, très efficace, voit le parcours se creuser sensiblement.Pendant ce temps, Alban nous suit depuis le col à la jumelle.

En arrivant à la selle, la plus grande prudence est de mise, du fait de la proximité de corniches. Nous sommes à plus de 3600m.


La pente de l'antécime apparaît, plutôt platrée. Mais le plus impressionnant, c'est la Barre des Ecrins, un colosse redoutable vu d'en face.



Flo et Claudine sont sur la selle, vue en montant sur les pentes de l'antécime


Joce prépare le terrain, la bonne idée pratique fut de mettre les crampons pour faire les marches. Le haut devient un peu plus aérien, enfin disons que le platrage en neige croutée par endroit n'était pas optimal.



Et nous voilà sur le sommet de l'antécime! Plus de 3750m...Le vrai sommet est corniché et platré, son accès est exposé, demande du temps et de ressortir un brin de corde,c'est à dire un temps, une exposition et des efforts disportionnés par rapport aux 10 pauvres mètres que l'on gagne. On en restera donc là, c'est souvent comme ça le Coolidge en conditions assez enneigées.


Joce devant la puissante Barre des Ecrins, qu'on dirait aspirée par le haut!!



La vue sur l'ensemble Pelvoux, Pic Sans Nom et Ailefroide est purement et simplement monumentale. C'est de l'ordre des Titans....et des colosses.


Flo accède au sommet de l'antécime.


C'est au tour de Claudine, très en forme


Votre serviteur devant les Ailefroides.



Le platrage automnale donne une certaine prégnance au relief, qui s'impose plus visuellement.



Autant dire que la descente fut rapide, pas de temps à perdre, Patrick et Alban ne devant pas non plus trop attendre.

Le retour sur les vires demanda à Patrick un temps fou! Mais c'est ainsi qu'il faut s'adapter à ceux qui n'ont pas encore apprivoisé ce genre de terrain. Au bout de ma corde, je sens que sur la fin, il avance déjà bien mieux.Quelques eaux de fontes de névés et gélifrats nous ont posé quelques soucis mineurs. Néanmoins, l'impression laissée n'est pas spécialement agréable.


Voilà un peu l'ambiance dans les vires.


De retour sur le col de la Temple, la lumière a tourné et les faces N sont illuminées de côté, ce qui est tout à fait superbe et rend justice au caractère monumental de ces montagnes.

Il fait même quasiment chaud, on descend à peine couvert dans les caillasses bourratives du col, déjà un peu fatigués par les longues heures de marches.


La descente fut très sympa, quoique longue.


Il y avait encore tout plein de chamois qui dévalaient le versant, dans une belle lumière rasante!

Arrivé au refuge Alban nous a mis un petit mot pour nous dire qu'il vient de partir et qu'il nous attendra en bas. On peut le remercier pour le soin apporté au refuge. Nous aussi, nous ne tardons afin de ne pas le faire attendre.

Les lumières du soir sont déjà présentes tandis que nous descendons le sentier.

L'Ailefroide enneigée devant le versant embrasé de la forêt du Carrelet, c'est ça l'automne.

Au refuge du Carrelet, nous retrouvons définitivement l'ombre. Il s'agit de descendre le long et pittoresque vallon sur la Bérarde.

Joli jeu de lumière/nuées cotoneuses sur le Rouget.

Nous retrouvons Alban à la Bérarde, pour apprendre que la France a gagné contre les All Blacks au Rugby!! Le temps de passer un bon moment entre bières iséroises et tartes à la Cordée de Saint-Christophe et c'est le retour nocturne vers nos "chez-nous" les yeux encore brillants et la tête encore pleine des images que nous avons contemplées pendant cette belle journée de montagne...

merci à tous et à la revoyure!

lundi 8 octobre 2007

Week-end à Cormot

Après une répétition générale les 28 et 29 septembre, où nous sommes allés à Cormot et Chambolle-Musigny, nous avons organisé un C2C G2G en Bourgogne le weekend du 6 octobre. Pour se mettre dans l'ambiance, superbe photo de l'Hotel de Saux à Beaune, emprunté à Flo.

Le prétexte de départ était un concert de N&SK à Dijon le vendredi soir, le week-end devant se poursuivre sur les falaises. On s'est donc retrouvés à quelques uns le vendredi soir pour un super concert de reggae-manouche-oriental qui rappelle les Négresses-Vertes (pour découvrir N&SK: www.nomadesetskaetera.net ). Chaussons-aux-Pommes, Limoncella, Quent, Cécile et moi-même étions de la partie; idéal pour danser, mais on s'en souviendra le lendemain sur les falaises ( aïe les cuisses!).

De leur côté, TTM, Tifred et leur bande ont rejoint le chalet du CAF de Vauchignon, dont il ont pris possession dans la nuit. Le lendemain ils ouvrent les yeux, et découvrent les lieux. Ca les change de Paris :



Visse, Manue et Gique arrivent directement à Beaune pour aller faire le marché. Quelques provisions pour le pique-nique et le repas du soir. Malheureusement, pas de fromage de couenne (déception générale!!). Mais il y a de quoi remplir le barbecue du soir. Rendez vous à Cormot, toujours au secteur des Kim; Ptêtbenquoui et Céline nous y attendent. Pour sa part, Christophe retrouve La Philippe (la voie dans laquelle il a débuté il y a 6 mois!):

On est ensuite rejoints par des Beaunois. Grimpe jusqu'au soir, notamment dans le secteur Dame de Paris et son fameux pilier:

Pendant que TTM et Tifred s'essaie sur un 7a, non loin de là, François expérimente une nouvelle technique de descente sur le secteur du Gateau:

Le soir, on est une trentaine à se retrouver au gite pour une fiesta. Solène attaque une première tournée de barbecue pendant que les supporters vont voir le match France-Allblacks. Après la victoire historique, ils nous rejoignent pour la fin du barbecue. Après quelques saucisses et quelques verres, les activités ne manquent pas. TTM nous donne sa version du ban bourguignon:

Quent tente la traversée d'un pont par en dessous...



Visse nous fait une démonstration de cassage de noix:


Après avoir vidé les deux bouteilles de champagne qui trainaient pas là, on se couche vers 3 heures: le réveil sera dur le lendemain matin. Retrouvailles à Cormot pour une deuxième après-midi de grimpe. En fin d'après-midi, chacun rentre chez soi assez fatigué. Bref, encore un week-end mémorable, avec des bons moments d'escalade et de convivialité. L'esprit Chamoisards, quoi...

D'autres photos ici: Fiestas et escalade



mardi 2 octobre 2007

Automnalité baujue à la Chaurionde

Ecole-en-Bauges, 10h du mat, en ce lundi 1er octobre. Patrick est parti prendre un café, nous allons faire une rando dans les Bauges, pour voir l'automne, voir la neige (qui ne sera pas là!!) et entretenir la bête, et tout simplement s'aérer, voir du beau paysage qui rime avec quelque chose.

Patrick m'a appelé le soir en me disant qu'il était partant pour un sommet dans les Préalpes. On était décidé pour le Colombier et puis en cours de route on s'est motivé pour la pointe de Chaurionde, à 2173m car on l'a jamais fait. On avait prévu pour une hypothétique neige en haut, mais s'il reste 20m2 de neige sur les Bauges ce serait déjà bien, voilà ce que l'on s'est dit en arrivant à Ecole et voyant les sommets tout secs. Les températures sont redevenues estivales.


Par contre l'automne est au rendez-vous. Profusion de couleurs chatoyantes, tandis que nous rentrons dans l'étroit et escarpé vallon de Bellevaux et le Nant Fourchu.C'est le moins qu'on puisse dire...il y a quelque chose d'hostile dans ce fond de vallon.

Le départ est sur un chemin forestier carrossable bien raide. Nous allons faire un circuit : montée au vallon d'Orgeval, son col, monter la pointe de Chaurionde et descendre par le col du Haut du Four. Ca devrait être tiptop.

On a prévu des chaussures trop chaudes. Les guêtres vont servir à rien! La loose de la journée, pas grave.

Nous commençons à sortir de la forêt, en une jolie lande très paturée.


Le Pécloz, avec son plis vertical de calcaires massifs, est vraiment impressionnant.


Et voilà l'estive d'Orgeval, son alpage et la col homonyme, situé entre l'Arcalod et la pointe de Chaurionde. Les pelouses commencent à être rousses, elles le seraient encore plus "naturellement", mais le paturage a freiné le phénomène.


L'ensemble Armenaz-Pecloz, telle une barrière massive qui n'a rien à envier de beaux sommets cristallins d'altitude.

Il y a personne. Juste quelques faucons. L'alpage est d'une tranquilité absolue, et c'est dans le même calme qu'on le remonte.

L'Arcalod se dessine encore vaguement avec ses calcaires urgoniens purs et compacts. Ca me rappelle l'année dernière, dans l'arête Nord.


En face, notre objectif, la pointe de Chaurionde, l'inverse de l'Arcalod, avec ses argiles et calcaires marneux stratifiées et ravinées. Ca me rappelle la Gorgeat d'avant-hier, forêt en moins, tant mieux!


Le très élégant Mont de la Coche, il est très joli en hiver notamment, formant un pic blanc.


L'estive d'Orgeval, assez importante. 3, 4 chalets, doit être y avoir pas mal de bêtes et plusieures heures de traite par jour.


Après une montée un peu boueuse, nous voilà à 1700m au col. La vue sur la Tournette et les Aravis est très sympa. Il n'y a plus un poil de neige sur ces sommets, sauf en face nord.

Nous mangeons quelques barres "de céréales" (pas "de calcaires", hein, Patrick?!) et nous montons la pastorale et bucolique montée sur la Chaurionde, entre vernes au début, non paturées, puis pelouses paturées jusqu'en haut, suivant une jolie crête.


L'Arcalod s'impose fièrement, dure d'imaginer que la VN passe au milieu en zigzag et que ça passe bien dedans. Casque conseillé quand même, c'est alpin.


Voilà la jolie crête rousse de la Chaurionde, au-dessus de ses ravines marneuses. En hiver, ça doit être très joli, tout blanc, pur.


La pointe escarpée de la Sambuy se détache au fur et à mesure que l'on monte.


L'arête "sommitale" : rien ne vient troubler le calme de cette charmante ballade!! Esthétique au rendez-vous, en plus!


On voit bien les marnes-calcaires stratifiées de la Chaurionde, assez austères et répétitives, dénotant des calcaires compacts de la Sambuy.


Après quelques pentes herbeuses, nous voilà au sommet, tout à fait charmant avec une vue absolument remarquable!!
Annecy-Aravis-Chablais-MontBlanc-Beaufortain-Vanoise-Lauzière-Arves-Ecrins-Belledonne-sillon alpin-Vercors-Chartreuse-Bauges!!


La Sambuy, avec derrière la partie sud de la Chaine des Aravis.


Plein sud, on voit le Pécloz, la combe de Savoie, Ecrins, Belledonne dans une lumière assez bleue et puissante.


L'Arcalod et sa très longue arête nord, remontée l'année dernière, très panoramique. C'est le point culminant des Bauges, à 2217m.


La vue sur la Tarentaise, et la Vanoise (Pourri, Grande Casse)



La vue sur la chaine du Mont Blanc est aussi remarquable que finalement très proche. Encore bien platrée, j'ai jamais vu le Mont Blanc sec cette année. Certes il ne l'est jamais, mais là, le massif est resté bien enneigé.


En plus gros, c'est mieux! Photo dédiée à JC!!!

Photo dédiée à d'autres chamoisards, j'espère qu'ils y reconnaitront un sommet fait cette année!


La croix sommitale ressemble fort à celle de l'Arcalod.



Et voilà la suite de l'arête vers l'Est en direction d'un sommet appelé le Parc à Mouton (qui porte bien nom) et à droite le col du Haut des Fours. L'ambiance bucolique est similaire.


La descente, toujours aussi agréable avec une vue renouvelée sur le sommet de Chaurionde. Il y a de l'espace, on respire...


Après une remontée argileuse plutôt raide, nous voilà en haut du Parc à Mouton, à 1800m, avec un sol très crotté! Vous savez ces petites billes noires ;-)


On domine Albertville, en fait! qui nous envoie quelques fumées, à savoir si c'est la faute de l'Isère, ou bien du facteur anthropique, on va dire les deux ;-)


La Chaurionde, bien architecturée, dans de belles couleurs rondes et feutrées.

Il s'agit de descendre le raide sentier vers le col, entre bosquets et patures. L'ambiance est toujours panoramique, on domine la combe de Savoie.


Si vous avez envie de faire un bivouac un mois d'aout bien chaud et électrique, ou un mois de juin perturbée, ne comptez pas sur moi!! Disons qu'il y a un sur trois qui s'est pris les colères du ciel!!


Ca va, z'êtes pas trop perdu? Z'allez réussir à retrouver le chemin?
Rome 1000km, le Caire 3000km, Kathmandou 10000km.


Arrivé au col, nous retrouvons la forêt et ses couleurs automnales chatoyantes. Dommage que le sol soit un tas de boue!!! Le plus technique de la sortie, ne pas glisser!!

La Chaurionde se détache devant la rouille automnale des forêts , ça c'est du spectacle..

On a quand même du faire des séances décrottage de nos godasses, dans les quelques malheureux ruisseaux qu'on a noirci provisoirement !!

Avant d'arriver en bas du vallon, les pentes forestières nous livrent encore quelques spectacles automnaux tout à fait extraordinaires!!

merci à Patrick pour cette très bonne idée!

texte et photos Nico Strider,