vendredi 11 mai 2007

Le Tour de l'Aiguille du Grand Fond

Cormet de Roselend, 7h du mat...Retour en Beaufortain où la saison de skirando avait commencé! Hé oui ça sent déjà la fin de saison malheureusement mais c'est comme ça, que voulez-vous...
Avec Fred, nous allons faire le Tour de l'Aiguille du Grand Fond, un sommet près du Cormet qui est la dernière et la plus haute aiguille de la Chaine calcaro-gréseuse de la Pierra Menta.

Le départ est un peu ambigu...on chausse ou on porte? autant d'arguments des deux côtés et résultat : plusieurs déchaussages pénibles, les chaussures déjà crades malgré le bon regel ;-)

c'est l'occase de tester mes F1 scarpa acheté d'occaz en bon état, ça c'est de la godasse!

Et nous voilà dans la combe de la Neuva, pas très folichonne question ski mais une merveille géologique. A gauche l'aiguille de la Nova.


En parlant de merveilles géologiques, en voilà une : un accident tectonique au milieu de la combe avec une succession de petits domes diapiriques de gypses karstifiés...F Hobléa et S. Jaillet de l'université de Savoie ont traversé ces domes de l'intérieur, par une cavité centrale, chapeau!!


Et voilà le Mont Blanc, plutôt côté Italie avec sa puissance hors-norme : les Peuterey, les Grandes Jorasses.


Nous arrivons en vue de la Brèche Parozan, brèche large entaillée entre deux murailles calcaro-gréseuse, c'est la clé de la traversée et elle sera notre objectif tout à l'heure.


Mais avant nous allons au col du Grand Fond, visible sur cette photo.


En effet du col du Grand Fond, on a un super panorama!! Pierre Menta dans son profil le plus célèbre. Ecrins au fond.

Je ne résiste pas à faire ce petit couloir agréablement transformé.


En haut de ce couloir un magnifique gendarme...Vanoise au fond.

Et nous partons en traversée vers la Brèche Parozan, qui ressemble un peu à la Brèche Roland, en fait. La pente d'accès est déjà très transformée et ralenti notre progression.

Voilà la brèche! Ca en envoie quand même?!


Bon mauvaise surprise (enfin on avait été plus ou mois averti avant ;-) ) le couloir de l'autre côté est bien sec, verglassé par endroits, et la neige y est encore béton. Deux skieuses nous rejoingnent dont l'une, Brigitte, cédeuciste aussi, trouvera l'astuce de passer bien à droite où c'est mieux!

La descente en neige dure réveille les semelles. Perso j'ai même fait la grosse connerie de faire tomber un ski...belle chute, touchant 2, 3 rochers mais le bol monstre, le ski est indemne!!
Fred, de son côté, n'avait pas l'habitude d'une neige si dure!


Nous atteignons le fond du cirque puis nous remontons vers ce que nous croyons être le col d'Arpire, mais en fait c'était une selle trop à gauche !! durant cette montée une de mes peaux s'est progressivement barrée, rien à faire pour qu'elle recolle, j'ai du finir en portage sur de la neige de névé, merci mes scarpa F1, elles ont limité les dégats!!


Et voilà notre super selle turbo-loose...Résultat, une crête de plus à remonter...Bon, on devait pas être les seules à se planter, car on y a trouvé une petite sente un peu boueuse ;-)

Belle vue sur le Mont Blanc durant la montée!!

Et nous voilà au sommet 2582m, avec l'Aiguille du Grand Fond dont nous allons achever le tour..On apercoit la Brèche Parozan à droite.

La vue sur la Pierra Menta a changé mais le mythe est toujours là. Les Peclet au fond.


Bon par contre la descente va être très commode, de bons gros névés reliés, dans une transfo très conviviale.

L'instant godille, que du bonheur, comme dirait Visse s'il avait été là (ce sera pour ce dimanche ;-) )



Et nous voilà au Cormet de Roselend! Les pentes de descente sont sous une lumière argentée assez éblouissante. Voilà la traversée est finie..

Au retour, nous fîmes une halte à Beaufort. Quel joli village. L'instant de retrouver l'été et la verdure en bas.

texte et photos par Nico Strider,

mercredi 9 mai 2007

Week-end du 8 mai à Beaune

Lors du C2CG2G de Saint Léger a germé l'idée de se retrouver à Beaune lors du Week-end du 8 mai. Trois chamoisards ont répondu présent (Miette, TTM et moi-même), ainsi que cinq C2Cistes (Chaussons-aux-pommes, Louleblu, Annick, l'Urbain et GHC-P.A.). TTM était venu en bonne compagnie (Christophe, Fred, Nico et Rahaël). Seb, Vero et Anne nous ont rejoints pour la partie festive. Le samedi, nous avons grimpé à Arcenant, près de Nuits-Saint-Georges avec Annick, PA. et moi-même.
Chaussons-aux-pommes, TTM et sa bande nous y rejoignent dans l'après-midi. Un spot quasi-secret, avec un calcaire très dense, beaucoup de dalles et d'écailles. Ce fut l'occasion pour Nico et Raphaël de tater du rocher pour la première fois. Ca change de Mur-Mur, non?
Le soir, après avoir été rejoints par Miette et Etienne, première soirée conviviale. Découverte du fromage de couenne pour certains, roti/pommes de terre préparé collectivement sous l'impulsion d'Annick, et premières dégustations (Sancerre, Fixin, Marsannay, Haut-Medoc, St Emilion et Gigondas). Chartreuse et Marie-Brizard pour bien digérer.


Le lendemain, direction Cormot pour éliminer les calories. Annick et TTM jettent un œil sur le topo.
Secteur Kim, avec au menu le Chant-du-Cygnes pour certains (6b mythique dont Flo73 et Pat doivent se souvenir).

Louleblu nous retrouve sur place grâce au téléguidage de P.A. Pique-nique royal avec le fameux "Miette-Super-Vegetable". La bande à TTM nous quitte direction Haute-Savoie, mais Annick doit nous quitter pour retourner dans le Morvan.

Le soir, barbecue à Rémigny. Vero et Seb étaient déjà sur place pour y donner un apero-concert avec Etienne et moi-même. Grand moment (en tout cas pour les musiciens, qui ont pris leur pied!). Le BBQ suit son cours, et après le résultat des élection, on boit. On sait plus pourquoi, mais on boit, notamment le Morey-Saint-Denis tant attendu! Les idées de grimpe nocturne tombent rapidement dans l'oubli, le taux d'alcoolémie n'incitant pas à la perf. C'est le moment de sortir la fameuse gnôle distillée par Seb. Miette et Etienne repartent de nuit vers Grenoble. Vers 2 heures du mat', on essaie de rassembler les affaires à la frontale, et on file chez moi, où la Chartreuse voit sa dernière heure arrivée. Grâce à la solidarité de la Marie-Brizard et du Whisky, tout le monde trouve un digestif. Seb trouve surtout provisoirement le canapé.

Le lundi, boulot pour certains, farniente pour d'autres, retour à St Hilaire pour Chaussons-aux-Pommes. De toutes façons, la météo n'était pas au beau fixe. Les troupes commencent à se réduire, les échanges se font sur C2C, qui permet de garder le contact. Le soir, après avoir constaté le KO technique de Seb (lâchement vaincu par une journée de boulot), on se retrouve chez P.A avec Louleblu, Vero, Anne et moi-mêm. Soirée charcutaille/radis arrosée de divers bourgognes et surtout d'un très bon Pouilly Fumé, qu'Annick nous avait laissé en pension. Un peu de musique et on se rentre.

Mardi, apéro-musique pour Véro, Seb et moi. Bientôt rejoints par P.A., Louleblu et la bande à TTM qui rentre de Savoie. Mention spéciale à Christophe qui a enchainé 17 longueurs en tête pour son deuxième week-end en falaise. Il a bien mérité le Givry et l'Aloxe-Corton, et on accepte volontiers de trinquer avec lui (sauf la pauvre Vero qui est déjà dans le train...).

Une fenêtre météo s'ouvre et on file au Pas-Saint-Martin, petit site à 5 km de Beaune. On arrive juste après la fermeture de la fénêtre météo. Mais comme on est pas des rigolos, on sort les cordes juste pour les mouiller. Et surtout mouiller les parisiens avant de rentrer chez eux.

Merci à toutes et à tous d'être venus, et surtout de ne pas avoir oublié votre bonne humeur chez vous.

Pour plus de photos:
ici
ou

ou
encore ici
ou
encore là

Merci à Nico et Christophe pour les photos!

Grimpe au col du Banchet

source : www.sentier-nature.com



En discutant avec l’AlbanK et sa Sylvioque du week-end qui arrive, l’idée
nous vient d’aller faire un petit tour au col du Banchet le dimanche suivant
à quelques km de Novalaise.
Endroit idyllique pour les trois enfants de la famille K, car le site est en
pleine nature, la marche d’approche extrêmement rapide, 15 secondes tout au
plus, il y a des voies faciles, et des relais très bas pour apprendre à
faire les manips de corde.
Et voilà, que nous embarquons Nico (Annapurna) et Johanne dans notre projet.
Une vraie journée cédeucéiste !
La veille, la météo n’annonçait vraiment pas du beau, mais rien ne pouvait
nous arrêter, on avait décider d’y aller quel que soit le temps.
Et miracle, finalement, dimanche matin, le grand beau temps nous attendait
au seau du lit.
Rendez-vous était donné pour 12h30, au col du Banchet.
Sur place, la famille Koziol était déjà en action, quand nous arrivâmes
Patrick et moi.
Alban surmotivé, déjà prêt à partir en baskets dans une voie facile pour s’installer
au relais et faire grimper Eva (12 ans) en tête, afin de lui apprendre
comment se vacher, passer la corde dans les anneaux (et oui au col du
Banchet, c’est du matos archaïque), se ré encorder et se faire redescendre.
Puis Anaïs et Benjamin, les deux plus petits, nous firent une brillante
démonstration de rapidité dans la même voie, en moulinette.
Patrick et moi, en manque de grimpe, nous nous précipitâmes dans la première
voie venue, un 5, mais pas si facile avec ces prises verticales et cette
lecture un peu inhabituelle.
Voie, que nous laissâmes à Sylvie et Alban, afin qu’ils en bavent un peu,
eux aussi !
Et nous enchaînâmes les voies, jusqu’à ce qu’un grand creux à l’estomac,
nous incitât à faire une pause casse croûte.
A part la bouteille de vin, tout y était, le super sauce de la famille K, l’excellente
tome de Patrick, pour finir par un petit café accompagné de chocolat.
Et puis, après cette petite pause bien méritée, l’appel de la grimpe s’est
fait à nouveau ressentir, surtout pour les Koziol qui n’avaient pas plutôt
avalé leur dernière gorgée de café, qu’ils étaient déjà scotchés à la paroi.
Patrick et moi, plus vieux, donc plus blasés, nous reprîmes tranquillement l’escalade.
Et voilà, que Nico et Johanne, sortant d’une raclette au sein de leur
famille, firent enfin leur apparition. Mais, ils ne mirent pas beaucoup de
temps pour se faire choper par le virus de la grimpe eux aussi et Nico se
lança très vite dans une première voie.
Après avoir divertit un peu la galerie avec un petit vol qui risque de me
laisser le surnom de cui-cui pour un bout de temps, nous commençâmes à
songer à arrêter, car nous avions un peu tout écumé, à part les voies du
bout, encore complètement trempées.
Et puis les K avaient encore le pain à faire pour le lendemain et les
devoirs des enfants à gérer, il était donc temps de plier les gaules.
Donc, nous nous séparâmes avec une petite note de regret, après cette
splendide journée très sympathique et très conviviale.



par Flo73, dite Cui-cui73 !!!

vendredi 4 mai 2007

FACE NORD de la Coume d'Enfer 2730 m Variante AD, III 700 m.

Pic de la Coume d'Enfer , Pyrénées, haute Ariège , vallon de Varilhe

sortie du 30 avril 2007 -participants : pastriste et Gilles.

Enfin une réussite cette année!

Une réussite pour la première course Pyrénéiste technique de l'année.

Ouf ! Commençait à me dire que j'avais acheter des crampons neuf pour rien !

Pour Gilles c'était sont premier couloir d'alpinisme, il c'est débrouillé comme un chef.

Pour moi cela faisait longtemps que j'avais pas mener en tête et gérer une sortie alpinisme technique de a à z.



Au final cela a été très positif pour tout les deux.

Puis le cadre sauvage de ce vallon Perdu de Varilhe est magnifique.


pour le topo guide sur c2c : sortie


Nous sommes arrivés de nuit à la cabane du

Plat des Peyres 1696 m.



Après nous être fourvoyé sur l’approche, ben on as pas vu que pont pour passer le torrent gonflé par les eaux de fontes étaient avant la cabane et en dessous du parking.....inconvénient des arrivés en bivouac nocturnes....on voient pas tout.....

Bref on est monté de 500 mètre sur le sentier menant au refuge de Rulhe pour trouver un autre pont puis couper à travers végétation pour rattraper le temps perdu






Finalement vers 8h30 on attaque, c'est tard je sais, mais coup de chance la neige est hyper lavé, tassé du vrai béton qui porte bien jusqu'a midi !

Bon petit cour sur l'encordement en couloir pour Gilles, c'est un gars qui comprend très vite, ça fait plaisir.


Puis on y va, d'abord rejoindre le couloir est de la Face, car l'itinéraire normal manque de neige.






Ce que je sais pas c'est que la variante que j'ai improvisée est nettement plus raide et plus longue car en plus il faut plus haut traversé à la sortie du couloir pour rejoindre le fronton sommital.




bon c'est le début en 45 degré du couloir de variante dans la Face.

J’ai calculé 700 m de course au début 45, puis très vite 50 avec des ressaut un poil plus.



La neige étant dure c'est en pointe qu'il va falloir faire la trace sur des longueurs non négligeables.



les poses seront nombreuses , ouiche.....pfffff....


Au départ on voie l'itinéraire de normal de la Face, puis on s’enfoncera entre les parois du couloir qui lui est plus de raide que prévu.


















Vue vers le milieu du couloir.

Après c'est plus raide mais les photos c'est plus notre souci.
















Sortie du couloir, mais il reste 200 mètre de traverser dans la face et c'est raide.
Je vais prendre à gauche aux rochers.

Ça s'enfonce parfois lors de la traversée au dessus de 2600 m, la neige est plus récente compacte mais plus poudreuse.





Gilles Bouchet , mon pote de tente et de cordée au népal.
c'est sont premier couloir , j'avais aucun soucis c'est un bon montagnard solide et sur.
Après une traversée à flanc pas à pas, la dernière longueur apparaît, un mini couloir mixte nous amènent sur la crête sommitale.



Et c'est l'arrivée au sommet avec vue sur l'Andorre et Les sommets dominant le Puymorens






















c'est au tour de Gilles d'arrivée a un sommet par sont premier couloir.

on fait la petite photo au sommet avec le retardateur, zut un con de nuage cache le soleil !!!!

du coup vite fait Gilles nous fait une photo , les nuages orageux arrivent zou faut faire vite.




les vues du sommet :
vue ouest sur l'Estat-Montalm


couloir de descente première longueur qu'on vient de faire.



le couloir de descente ouest sur l'étang de la Coume de Varilhes





Pics de la Portaneille et Pic de Ransol
pic de la Portaneille avec l'étang glacé de la Coume de Varilhes
pic de Ransol


on retrouvent le ruisseau de la Coume de Varilhes


c'est bien le printemps les grenouilles sur la neige pulullent et..........

Copulent !!!!





























Orri de berger Ariégeois


















pic du Rulhe


dernier coup d'oeil sur la Face Nord de la Coume d'Enfer.


Et voila le pont qu'on a manqué ce matin, une heure de perdu, alors qu'il était juste avant la cabane ou on a dormis !!

!!


enfin tout de même c'était une très belle sortie cette Coume d'Enfer.







mardi 1 mai 2007

La Chambotte 22 avril 2007

Après le C2CG2gG de Saint Léger organisé de main de maitre par Flo, Alban et Strider, on se retrouve le dimanche Miette, TTM, P.A. et moi-même. Nous avons été invités par Flo et Patrick à découvrir le site de la Chambotte.


En arrivant en voiture, rien que la vue depuis le parking méritait le détour. Un coup d'oeil sur le lac du Bourget en contrebas, et sur ces voies dans une dalle aux cotations hors de notre portée.

La plus belle école d'escalade des Alpes du Nord selon certains, peut être la plus belle du monde selon d'autres. En tout cas des voies superbes qui nous attendent.
Miette et TTM sont maintenant au pied des voies :

Une très belle dalle comme on en trouve sur toute la falaise de la Chambotte:

Un secteur de toits impressionnants:


Après un déjeuner copieux et arrosé, François dans la dalle à Julien (6a):

Un dernier coup d'oeil sur le paysage avant de partir: à couper le souffle!
Merci à Flo et Patrick pour cette découverte...