lundi 9 avril 2007

Entre la Meije et les Aiguilles d'Arves (3) : Le Chazelet

Et voilà le très joli hameau du Chazelet, resté très authentique, très pastoral dans con cadre bucolique. C'est celui qui a la meilleure vue sur la Meije et d'où sont prises les photos les plus célèbres de ce grand sommet.

Nous allons en gîte au coeur du village. De quoi boire le panaché et la Fisher de Thom l'alsacien, au soleil, sur la terrasse devant la Meije étincelante.
Le soir venu, nous sommes seuls au gîte, quelle chance! Nous allons pouvoir dormir tôt et ma foi des plus tranquilement, quasiment mieux que chez soi! Nous y avons passés un très bon moment de détente, autour des pates et du côte de Rhone amené par Jocelin!

Un petit album photo de cet intermède bucolique:

Chazelet


Notre gîte


La vue sur laMeije depuis le gîte


le clocher du Chazelet devant la reine de l'Oisans


Dans le gite


Les terrasses


Les rues étroites du Chazelet


Beaucoup de granges ou de greniers avec ces odeurs pastorales de foin et de bois


Le hameau des Hières


Le renouvellement de l'herbe commence sur les terrasses liasiques (schistes argileux)


Les Lias


En reconnaissance pour le Goléon au hameau de Valfroide (porte bien son nom, venté)

Hameau de Val Froide, très authentique, départ pour le Goléon


La Reine de l'Oisans en après-midi

photos par Nico Strider,

Entre la Meije et les Aiguilles d'Arves (2) : Le Pic Blanc du Galibier

Lever de soleil sur la Reine Meije! Alors que nous achevons le voyage sur la Grave et que nous allons passer, Thom, Jocelin et moi un week end au Chazelet en gîte. La première destination est le col du Lautaret pour y effectuer le :

Le Pic Blanc du Galibier

Nous préparons pour la montée alors que haute vallée de la Durance est déjà inondée de lumière.
Voilà c'est parti pour des grandes pentes de névés, neige très compactée! On se croirait presque au mois de juin;-)

Le Gaspard et la Meije resplendissent déjà tandis que la montée s'avère assez tranquille.

Nous montons les pentes du Galibier, déjà en face du Col de Lautaret qui reçoit ses premiers rayons de la journée.

Nous arrivons dans une jolie combe taillée dans les calcaires et les quartzites. En haut la route du Galibier est presque invisible sous la neige.

La Haute Vallée de Durance avec Briançon en fond, synonyme de lumière!On voit déjà le très aisément visibleViso.


Thom attaque les larges zones de traversée vers le cône sommital tapi au fond de la photo.


Le voilà vu de plus près, très élégant.


Le panorama s'annonce très prometteur avec le Meije et le Rateau en enfilade.

Quelle montée agréable, ce fut un bonheur simple d'une rando légère et grandiose à la fois sans la moindre austérité.

Et voilà l'attaque du cône sommital. Très classique, d'une forme idéale, très prisée. La pente y est un peu raide, sans plus, de quoi rendre les conversions plus précises, surtout en neige comme c'était le cas.

Et nous voilà au sommet!! Peu de vent, juste frai, ça promet une bonne descente. Le Grand Galibier est imposant en face et la vue va du Viso au Mont Blanc, Grand Combin.

Et encore un fois la Reine Meije dont les pentes sommitales ont été très soufflées, assez en glace.


Après au moins 45min au sommet, nous entamons la descente. Une neige un peu dure en haut demande de fermer les virages. Plus bas c'est déjà plus transformé. Nous faisons une pause flanerie sur un promontoire pour y boire le thé et discuter tranquilement d'un peu de tout. Plus bas c'est une transfo de rêve qui nous attend!! Nous y trouvons un petit couloir à 35, 40° pour un ski vraiment superbe.

Alors que la rando est finie et que nous partons vers le gîte au Chazelet, nous profitons de cette belle journée en nous disant que ce week end a très bien commencé, par une rando aussi agréable, que tranquille et que bien skiable!! Parfait pour des épicuriens!

Par Nico Strider,

Entre la Meije et les Aiguilles d'Arves (1) : L'Epaisseur

Voilà le superbe lever de soleil sur les aiguilles d'Arves en montant dans le vallon de Bonnenuit. La premier instant inaugural d'un programme de trois magnifiques randos à ski idéalement placées entre les Aiguilles d'Arves et la Meije, c'est à dire tout d'abord l'aiguille de l'Epaisseur (3230m) le jeudi avec Fred, puis un week end au Chazelet avec Thom et Jocelin afin de faire le pic Blanc du Galibier (2955m) et l'Aiguille du Goléon (3427m). Un beau programme en perspective et de quoi admirer avec des vues toujours renouvelées ces sommets extraordinaires que sont les Aiguilles d'Arves et la Meije.

Jour1 : l'Epaisseur.

Le premier hic en arrivant au hameau de Bonnenuit au lever du jour après un petit voyage sans encombres, j'ai oublié mon appareil photo!! et vu la beauté panoramique très réputé de l'Aiguille de l'Epaisseur ça va me torturer toute la journée. Heureusement Fred a pris son appareil et nous allons faire des photos avec le long de la journée.

Le départ dans la forêt est un peu irrégulier avec de nombreux déchaussages et on est trop parti à gauche devant rattrapper le chemin par des raidillons à deux balles, pénibles en chassures de ski.


Nous arrivons sur le plat du vallon, dans de grandes étendues de neige dure. Et voilà en face la grande pente de l'Aiguille de l'Epaisseur, comme un appel au ski! Au fond, les Aiguilles d'Arves sont déjà impressionnantes


Wouf, wouf!!
Alors que nous approchons du refuge très sympa des Aiguilles d'Arves, un sympathique ambassadeur annonce notre arrivée. Il s'agit de la chienne de Thierry, le gardien. Cette chienne de berger, noire, vient te dire bonjour depuis le promontoire du refuge, excellent!

Nous ne restons pas longtemps au refuge, préférant y passer un bon moment à la descente pour ne pas casser la montée.

Et voilà que nous attaquons les larges pentes de l'Epaisseur, exposées Sud-Est, sous le caniard! Les radiations sont très fortes et nous sentons que nous prenons de l'altitude. Une fine neige fraiche rend la progression plus douce qu'une neige dure. Les conversions étaient assez faciles.

La pente est beaucoup plus longue qu'il n'y parait, mais bon on a eu beaucoup de plaisir à la remonter sauf à la fin, où la lumière devenait aveuglante et où l'altitude se faisait sentir.

Le sommet était givré et en brin venté. Un groupe de skirandonneuses qui avaient un belle patate nous y rejoint très rapidement. Nous faisons le panoramique avec elles. En effet la vue y est extraordinaire de partout, en particulier sur les Aiguilles d'Arves.

Fred a mis la cagoule à cause du froid. Derrière lui l'Oisans, la Meije, et le Goléon (prévu pour dimanche)

La Centrale de l'Arve avec son Z d'accès, montagne assez élégante, formé de calcaire conglomératique.

Et voilà la Reine Meije qui va troner pour ce WE!!

Que du bonheur d'être là!

La descente fut très sympa avec une bonne neige en dessous de 3000m. Nous avons pu faire de bonnes godilles!

Et nous voilà au refuge, pour le picnic. Ce fut en très bon moment, en compagnie du gardien Thierry (qui avant faisait parti de l'équipe de Franck au refuge de la Parrachée), de sa chienne (qui adore le sauss' !) de la future co-gardienne du Carro, et d'un monsieur tellement sympa qu'il nous a offert de la bière, on le remercie vraiment. On retrouve alors le parfum de convivialité que l'on a dans les refuges l'été!



Et voilà la descente dans les larges pentes du vallon de Bonnenuit dans une transfo assez tranquille.

On retient de cette aiguille de l'Epaisseur une rando très classique et réputée à juste titre pour sa vue exceptionnelle et son ski très sympa.

par Nico Strider,

dimanche 1 avril 2007

Le Rocher d'Arguille, un vrai sommet belledonnien


Le voilà, le rocher d'Arguille (2889m), vu du Grand Rocher. On le voit un peu de la même manière vu de Chambéry où c'est un des sommets belledonniens les plus reconnaissables. C'est vrai que le voir presque quotidiennement depuis Chambé rend son ascension plus tentante. Bon, bien sur, en skirando on y accède pas par ce côté, mais surtout de l'autre côté, par une combe SW appelée Plagne Vaumard, qui s'accède depuis la celèbrissime combe Madame. Une montée assez classique et efficace, pour 1800m de dénivelée et un petit couloir final de 50m à 40-45° pour accéder au sommet.

Samedi matin, c'est parti. Une bonne rando en guise de cadeau d'anniversaire!

C'était une idée de Thomas. Puis Grégoire, Pascal et Marie se joint à nous pour cette rando.

La forêt d'accès à la combe Madame est très dense. On est obligé de porter les skis. Il a reneigé un peu de la veille, avec un fine couche de neige fraiche en basse altitude, et 10-15cm en hauteur. Le saupoudrage est très joli en bas avec un décor blanc encore bien hivernal, mais éphémère.

Nous sortons progressivement de la forêt, pouvant chausser les skis, un confort bienvenu.

Le lever de soleil est assez doux aujourd'hui mais promet une bonne visibilité. Nous sommes déjà bien encerclé par le cadre de ce massif cristallin au foisonnement de sommets.

Nous sommes à 1600m, nous avons le vallon d'accès est derrière nous et nous allons quitter la combe Madame pour la Plagne Vaumard à gauche, un autre combe, à la montée plus soutenue mais ô combien plus efficace.


Nous sommes les premiers à investir cette nouvelle neige.Pascal se lance dans une opération de tractage-tracage assez efficace!

Les premières lumières inondent la combe Madame en bas avec douceur et délicatesse.

Cette combe fait un penser à une combe des Aravis, en nettement moins spectaculaire, mais ô combien plus sauvage et plus austère.

Le Rocher Badon (juste devant le Rocher Blanc) est spendide, vue de la combe et prend des allures de grand sommet.


Nous avons toujours un peu froid dans l'ombre de la combe, tandis que la poudreuse rend parfois un peu pénible la progression.

Nous arrivons au soleil, dans la partie supérieur de la combe, pour une pause bienvenue.

Au fond, se découvre le massif des Sept-Laux, bien platré.


Nous sommes en vue de la montée finale, une large pente, puis un petit et étroit couloir à 40-45°, juste posé au milieu.
Après quelques interrogations, nous décidons d'aller voir si c'est envisageable.

Pascal trace devant ce petit couloir, qui finalement n'est pas très gavé de neige et à un fond bien tassé. Nous allons le remonter à pied par sa bordure Est. Thomas puis Greg s'occupent de préparer les marches!Perso je ne suis pas dans une grande forme mais ressentir à nouveau le piolet dans ma main me rappelle tant d'heures en alpinisme et du coup j'ai beaucoup apprécié cette montée.


Et voilà l'arrivée au sommet, qui est une large crête assez esthétique et qui s'affine vers la fin. Il y fait assez froid aujourd'hui.

Marie et Pascal dans les derniers mètres.

Et voilà que nous découvrons la vue sur la cluse Chambérienne.


Les Aiguilles d'Arves sont certainements les pointes les plus visibles et les plus caractéristiques depuis le rocher d'Arguille.

La Reine Meije est là, bien sur!

Derrière les Aiguilles de l'Argentière, les Grandes Rousses avec la pente classique de l'Etendard.
La visibilité est excellente aujourd'hui bien que le ciel soit un peu voilé.

Et c'est parti pour la descente. Le couloir était d'une neige assez lourde et seuls Greg et Thom l'ont descendu à skis.

Plus bas on a retrouvé une bonne poudreuse, notamment au moment de revenir dans la combe. Restait surtout le souci des boules de glace laissées par d'anciennes coulées de purge printanières. En dehors de ça, ce fut une très belle descente.

Et voilà la photo de commande, pour le souvenir! Thom et Pascal en haut de la combe, devant le Rocher Blanc!


Quel plaisir ce sera de voir depuis Chambé le rocher d'Arguille en se remémorant les images de cette rando et en disant "Ha oui, ça c'est un beau sommet, ça rappelle des souvenirs et c'est vrai que ça en vaut vraiment l'ascension!"

Par nico Strider,